Le monoï

Sources : Wikipédia, Ekopédia

Le monoï est un produit traditionnel des îles qui constituent aujourd’hui la Polynésie française. En tahitien, monoï veut dire « huile sacrée » et « huile parfumée » (« Manogi » en Paumotu, « Pani » en Marquisien). Il a longtemps été réservé aux Arii, lanoblesse.

Le monoï est un produit de beauté. Il ne protège pas contre les ultraviolets (UVA et UVB).

En Polynésie française, on trouve principalement le Monoï traditionnel dit « monoï des Mama » fabriqué artisanalement à partir d’amande de coco fraiche râpée et le Monoï de Tahiti, une appellation d’origine.

A l’exportation et afin de répondre aux exigences règlementaires de l’industrie cosmétique, on retrouve presque exclusivement le Monoï de Tahiti. Ce dernier a été précisément défini le 1er avril 1992 par le décret N° 92-340 qui l’a reconnu dans le cadre du « Monoï de Tahiti appellation d’origine » : ce décret précise notamment :

« Le Monoï de Tahiti est le produit obtenu par la macération de fleurs de Tiaré dans l’huile de Coprah raffinée, extraite de noix de coco récoltées dans l’aire géographique de Polynésie française au stade de noix mûres, sur des sols d’origine corallienne. Ces noix doivent provenir du cocotier « Cocos nucifera » et les fleurs de Tiare de l’espèce végétale « Gardenia tahitensis » (Flore de Candolle) d’origine polynésienne récoltées au stade de bouton. »

Tout produit qui contient du Monoï de Tahiti doit obligatoirement mentionner dans la liste des ingrédients « cocos nucifera » et « gardenia tahitensis ». Tout produit qui respecte l’appellation d’origine Monoï de Tahiti, peut utiliser (ce n’est pas une obligation pour les marques) le timbre de l’appellation d’origine qui donne une garantie supplémentaire et facilite la lecture du consommateur.

Le Monoï de Tahiti est un produit naturel qui peut être Ecocert. Par contre du fait du processus de fabrication de l’huile raffinée de coprah il n’existe pas de Monoï de Tahiti Bio.

Comme tout corps gras, le monoï se solidifie à une température inférieure à 24 °c/ 78 °f (point de fusion). Il est donc parfois nécessaire de le passer sous l’eau chaude avant utilisation. Le passage fréquent de solide à liquide n’affecte pas les qualités techniques et la fragrance du Monoï.

Reconnaître l’appellation d’origine sur le flacon

Le monoï de Tahiti est une appellation d’origine. On le reconnaît au logo représentant une fleur de Tiaré blanche avec le texte « Monoï de Tahiti appellation d’origine ». L’appellation d’origine garantit que les fleurs de tiaré et les noix de coco proviennent de Polynésie française, que le produit est fabriqué en Polynésie française conformément aux usages locaux et que le monoï contient au moins 90% de macérât de fleurs de tiaré dans de l’huile de coprah. L’addition de conservateurs, colorants, antioxydants, filtres ultraviolets est autorisée dans le procédé de fabrication.

L’huile de monoï est un mélange d’au moins 50% de monoï avec d’autres huiles.

Il est de plus en plus fréquent de trouver des monoï de Tahiti authentique à 99 %.

Il n’ y a pas de certification « bio » pour la Polynésie Française et la filière coprah étant très soutenue, il n’ y a pas de petits producteurs de monoï et pas de monoï « commerce équitable » contrairement à ce que certains affirment.

L’huile de coprah raffinée et les fleurs de Tiare tahiti, cueillies au stade de bouton, sont utilisées au plus tard le lendemain du jour de leur récolte. Elles sont mises en macération pendant un minimum de 10 jours à raison de minimum 10 fleurs par litre d’huile raffinée de coprah. Ce processus de fabrication commun à tous les producteurs de Monoï de Tahiti est une méthode similaire à l’enfleurage en parfumerie. Au bout de cette période, le macérât est laissé en décantation, filtré puis enrichi d’un antioxydant naturel.

Le Service des Affaires Economiques en Polynésie Française contrôle régulièrement le bon respect de l’appellation d’origine.

Utilisation du monoï

  • En bain d’huile pour les cheveux : s’enduire les cheveux et laisser poser toute la nuit. Bien laver avec unshampooing doux.
  • En hydratation de la peau : après la douche, appliquer sur la peau encore humide. Le monoï laisse la peau satinée.
  • Après un tatouage, remplacer la crème que vous conseille le tatoueur par du monoï. Appliquer 2 fois par jour pour limiter la formation de croutes et activer la cicatrisation.
  • Sur le visage en hiver en cas de peau sèche, gercée, agressée.
  • Dans le bain, quelques gouttes pour assouplir la peau et limiter l’effet desséchant du chlore et du calcaire.
  • A la piscine, enduire les cheveux de monoi pour les protéger du chlore.
  • En soin sur des plaies présentant des croutes, accélère la cicatrisation et limite la formation de croutes.
  • En soin après-soleil, répare la peau (éviter l’application sur un coup de soleil, attendre que la peau soit moins rouge et appliquer le monoi pour limiter la « pelade »).
  • En application sur les coudes ou les genoux trop secs, assouplit la peau.
  • Sur les cheveux après la plage, les nourrit après l’effet desséchant du soleil. Avec la chaleur, les écailles des cheveux s’ouvrent et seront donc prêtes à recevoir leur huile de beauté nourrissante.

Important : le monoi ne s’utilise au soleil que sur peau bronzée. Il ne protège absolument pas du soleil car c’est une huile et il ne contient pas de filtres solaires. À ne pas utiliser non plus sur les cheveux si on passe la journée sur la plage.

Le monoï durcit lorsque la température n’est pas assez élevée. Lorsqu’il est figé, il suffit de réchauffer la bouteille à plus de 25°C, par exemple en la passant sous l’eau chaude, pour que le monoï redevienne liquide.

A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
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