Le pourpier

A l’heure ou les fruits et légumes ne cessent de voir leurs prix grimper, il est plus que nécessaire de se documenter sur ce qui est bon à manger pour notre santé et qu’on trouve dans la nature.

Sources, wikipédia, e-santé, futura-sciences, univers-éco, saveurs du monde.

Le pourpier (portulaca oleracea) est une plante aux tiges rampantes, souvent considérée comme une mauvaise herbe. Il s’agit d’une plante annuelle très commune des jardins et qui pousse dans les zones chaudes et en particulier dans le sud de la France.

ICI, vous pouvez voir la photo du pourpier qu’on arrache et qu’on jette à la poubelle quand on désherbe le jardin.

Le pourpier, qui pousse à l’état naturel dans tout le bassin méditerranéen, est un représentant de la famille des portulacacées. Cette plante annuelle d’été dispose de tiges rougeâtres couchées ou dressées, ainsi que de petites feuilles rondes, charnues et comestibles d’un goût légèrement acidulé.

Originaire des régions subtropicales et tropicales, il est consommé depuis plus de 2000 ans en Inde et en Perse. Il était déjà utilisé comme légume, épice et plante médicinale dans l’Égypte ancienne. Il a été décrit avec précision au XIIIe siècle par Albert le Grand. C’est en 1536 qu’il est cité pour la première fois comme plante cultivée par Jean de La Ruelle. À l’époque médiévale, en Europe, notamment en Angleterre, le pourpier était très apprécié. On utilisait les graines comme condiment, conservées au vinaigre comme les cornichons ou les câpres.

Le pourpier possède des atouts nutritionnels exceptionnels. Il fut longtemps introuvable ailleurs que sur les marchés d’été du sud de la France. Heureusement, on trouve maintenant du pourpier beaucoup plus facilement, grâce à la mode de la cuisine méditerranéenne et du régime crétois.

Variétés comestibles :

Il existe de nombreuses variétés de pourpiers.

Il peut être consommé en grande quantité, mais attention à certaines variétés ornementales, comme par exemple le pourpier portulaca grandilfora Hooker qui est très dépuratif et diurétique à forte dose ou consommé régulièrement.

ICI, la photo du pourpier portulaca grandiflora Hooker.

Culture :

Cette plante s’accommode des sols les plus secs, tout en préférant quand même les terres légères. Il lui faut du soleil. Il peut sans problème se passer d’engrais. Ne bêchez pas la terre, mais grattez-la simplement. Semez-la lorsque les gelées ne sont plus à craindre, à partir de fin avril et jusqu’en septembre, en lignes espacées de 20 cm, sur une terre travaillée très sommairement. Après la levée des jeunes plants, éclaircissez votre culture, si elle est trop dense, afin de ne laisser un pied que tous les 10 à 15 cm. Arroser régulièrement vos sujets va constituer la seule intervention à prévoir, ce qui constitue un avantage certain.

Récolte :

Effectuez une première cueillette deux mois après le semis, puis renouvelez cette intervention à 3 ou 4 reprises. Attention : le pourpier doit être consommé rapidement après sa récolte, sans possibilité de le conserver !

Valeurs nutritionnelles :

Cette plante est également riche en antioxydants et constitue un des éléments de base de l’alimentation crétoise, connue sous le nom de régime crétois. En effet, la Crète abrite un grand nombre de variétés de pourpiers poussant naturellement au creux des ravins humides.[réf. nécessaire].

Le pourpier est riche en oméga 3 (0,2 à 0,38 g par 100 g, vitamines A, B et C, calcium, fer, sodium, potassium et magnésium.

Propriétés médicinales :

Ses graines étaient un des constituants du diaprun solutif de la pharmacopée maritime occidentale au xviiie siècle 4.

Le pourpier est nutritif, rafraîchissant, anti-inflammatoire, émollient, dépuratif, antiscorbutique, diurétique et vermifuge.

Le pourpier se distingue par un suc riche en substances mucilagineuses, adoucissantes pour l’intestin.

Riche en acides gras polyinsaturés de la série oméga 3, que l’on trouve habituellement dans les huiles de poisson et auxquels on reconnaît une action positive dans la prévention de l’athérosclérose, le pourpier a la propriété de faire baisser le mauvais cholestérol tout en augmentant le « bon » cholestérol.

Il a également une action préventive contre la formation des caillots sanguins en diminuant l’agrégation des plaquettes.

Comment le cuisiner et recettes :

Qu’il provienne du jardin ou du rayon salade du maraîcher, le pourpier peut se décliner en des recettes simples et économiques.

Du fait de sa texture mucilagineuse, le pourpier est devenu plus apprécié en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. Toutefois, on commence à le retrouver dans l’actuel « Mesclun » (mélange de feuilles en salade) vendu dans les supermarchés.

Le pourpier dans les soupes :

il se cuisine comme le cresson. Sa saveur acidulée se marie agréablement à tous les potages.

Place aux envies et à la créativité !

Le pourpier comme condiment :

il peut être intégré à une marinade pour la cuisson d’une grillade, ou la réalisation d’une huile ou d’un  vinaigre parfumé.

Le pourpier en infusion :

les feuilles de pourpier séchées peuvent être utilisées en infusion, à raison d’une poignée par litre d’eau.

Le pourpier version cuite :

il peut être associé aux ingrédients d’une omelette, ou à une poêlée de légumes de saison.

Le pourpier en salade :

mélanger les feuilles de pourpier à des lamelles de poivron, des tomates coupées en quartiers, assaisonner de citron et d’huile d’olive.

Associer le pourpier à des magrets de canard fumé ou blancs de volailles en salade, avec des noix ou pignons de pin.

Bien savourer le pourpier avec Anne Desjardins :

servir le pourpier en vinaigrette (huile d’olive, vinaigre de cidre et mûres sauvages écrasées) pour accompagner un canard fumé découpé en fines tranches. Vous pouvez compléter l’assiette avec une julienne de betterave jaune.

Anne utilise aussi les feuilles de pourpier et de poirée mélangées, arrosées d’une vinaigrette (moutarde de Meaux, huile de canola, vinaigre de cidre et une cuillerée de sirop d’érable). Cette salade est rehaussée de copeaux de fromage de brebis et accompagne un tartare de cerf ou autre viande rouge.

Bien savourer le pourpier avec Jacques Le Divellec :

faire blanchir les feuilles de pourpier à l’eau bouillante salée ; égoutter et déposer dans le jus de cuisson d’un foie de veau grillé ; attendre juste le temps qu’elles s’impreignent et servir avec de l’ail en chemise.

ICI, photos des différents pourpiers.

Il y a également les ficoïdes, qui sont des plantes intéressantes à connaître : ICI, ICI et ICI pour la photo de près.

A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
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4 commentaires pour Le pourpier

  1. mlk dit :

    j’adore son petit gout acidulé
    Il est aussi très bon comme actif cosmétique, sauf que l’on n’en trouve pas tous les jours
    ni partout de cette mauvaise herbe là
    je n’avais pas remarqué que tu avais un espace culinaire

  2. mlk dit :

    Colchique
    J’en trouvais plein en Ardèche à déguster, mais ici à Paris, je crois que le pourpier
    est à un prix très prohibitif
    J’aimerais bien en trouver pour en faire des teintures et autres glycérinés
    Clarins en met dans ses cosmétiques
    Belle et bonne année à toi Colchique et à bientôt

    • Mlk, en effet, trouver du pourpier dans les grandes villes c’est le parcours du combattant.

      Peut-être que tu peux trouver du pourpier frais sur Paris dans les magasins style Biocoop au printemps.

      Je trouve excellente ton idée de faire des teintures et autres glycérinés avec le pourpier. Par contre je pense que l’idéal pour les teintures et les autres glycérinés, c’est d’acheter du pourpier séché pour avoir une forte concentration en principes actifs.

      Je te souhaite également une bonne année et une bonne santé 2011.

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