Le savon acidifié = acide stéarique, vrai ou faux ?

Suite à ma recette d’un lait hydratant non rinçable au savon d’Alep, j’ai fait quelques recherches.

Je pense que si on rajoute à du savon dissout dans un peu d’eau, une solution acide (exemple : l’acide lactique) pour faire baisser le pH en-dessous de 7, on obtient de l’acide stéarique.

Bien entendu, je n’affirme rien. Je préfère mettre les liens que j’ai trouvé pour pouvoir lire les articles complets, car peut-être je me trompe complètement.

 

Je ne comprends pas tout dans ce qui suit (je n’ai rien trouvé de plus simple sur internet), mais comme aujourd’hui j’en sais plus qu’hier et normalement moins que demain, j’ai préféré avoir ces renseignements sur mon blog pour y revenir de temps en temps. Après tout, il n’y a pas si longtemps je n’étais pas capable de comprendre beaucoup de choses sur la fabrication du savon.

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saponification

La saponification est, dans le cadre général, une réaction chimique transformant un ester en un ion carboxylate et un alcool. Il s’agit en fait de l’hydrolyse en milieu basique d’un ester.

Initialement, cette réaction est connue pour transformer le mélange d’un ester de glycérol et d’une base forte en un mélange de savon (ou acide gras) et glycérol, d’où son nom. Elle a été expliquée en 1823 par le chimiste français Eugène Chevreul qui a démontré que les corps gras sont formés d’une combinaison entre le glycérol et des acides gras.

La saponification est une réaction lente mais totale. C’est une réaction exothermique.

Il existe plusieurs procédés de saponification :

– le procédé discontinu ou marseillais est ancien mais toujours utilisé ;

– les procédés continus.

Pour accélérer la réaction, on peut jouer sur plusieurs facteurs :


– maintenir une température élevée ;

– agiter le mélange soude – ester pour permettre aux réactifs de se rencontrer plus facilement et maintenir une émulsion.

Le mécanisme se décompose en trois étapes (plus une acidification du milieu si on veut ré-obtenir un acide carboxylique et non plus un ion carboxylate).

 

– Première étape : addition de HOsur l’ester.

– Seconde étape : élimination du groupe alcoolate.

À ce stade, la réaction pourrait être terminée (ce qui serait très pratique, pour hydrolyser un ester, il suffirait de rajouter de la soude ou de la potasse…). Il n’en est hélas rien car on forme dans cette étape, certes un acide carboxylique, acide faible (pKa compris en général entre 3 et 4, mais relativement le plus fort dans le milieu, l’autre étant l’eau) mais aussi une base très forte, l’ion alcoolate (pKa compris entre 18 et 20). Il y a donc forcément réaction acide-base entre l’acide le plus fort et la base la plus forte, donc transformation de l’acide carboxylique en ion carboxylate.

– Troisième étape : réaction acide-base entre l’acide carboxylique et l’ion alcoolate.

Cette réaction est la seule du mécanisme qui soit irréversible et (quasiment) totale. Ainsi elle déplace les équilibres des réactions précédentes (en consommant entièrement leurs produits), les rendant elles aussi totales (ou presque).

 

 

Dans le cadre de la synthèse d’un savon, on peut s’arrêter à cette dernière étape. Par contre, si l’on veut obtenir un acide carboxylique, il faut réacidifier le milieu.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_carboxylique

Le terme acide carboxylique désigne une molécule comprenant un groupement carboxyle (–C(O)OH) . Ce sont des acides et leurs bases conjuguées qui sont appelées carboxylates.

En chimie organique, un groupe carboxyle est un groupe fonctionnel composé d’un atome de carbone, lié par une double liaison à un atome d’oxygène et lié par une liaison simple à un groupe hydroxyle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_gras

En chimie, un acide gras est un acide carboxylique à chaîne aliphatique. Il est retrouvé dans les graisses animales et végétales, les huiles ou les cires sous forme estérifiée. Les acides gras naturels possèdent une chaîne carbonée de 4 à 28 atomes de carbone (généralement un nombre pair, puisque la biosynthèse des acides gras implique l’acétyl-coenzyme A – une coenzyme porteuse d’un groupement qui contient deux atomes de carbone). Par extension, le terme est parfois utilisé pour désigner tous les acides carboxyliques à chaîne carbonée non cyclique. On parle d’acide gras à longue chaîne pour une longueur de 14 à 24 carbones et à très longue chaîne s’il y a plus de 24 carbones.

1813 : Eugène Chevreul décrit le concept d’acide gras.


1816 : Le même savant expérimentateur est le premier à découvrir et affirmer la structure du savon (sels métalliques d’acides gras).

http://www.dotapea.com/saponification.htm

La saponification est la réaction chimique suivante :

Ester + eau ou base

donnent

acide + alcool ou phénol.

La réaction inverse existe. C’est l’estérification :

acide + alcool ou phénol

donnent

ester + eau

http://saludbio.com/fr/graisse-composition-général

Les graisses sont des substances complexes formées essentiellement par des acides gras et glycérine. La glycérine du point de vue chimique est un alcool. Les acides qui entrent dans la composition des graisses ne ressemblent en aucune façon généralement connue d’acides tels que l’acide acétique ou communément appelé vinaigre.

Les acides à partir des molécules de graisse sont solides ou sous forme huileuse avec des molécules qui contiennent des atomes de carbone de 16 à 18. Ces acides sont appelés acides gras. Chimiquement ils se comportent comme s’ils étaient vraiment des acides et se combinent avec de la glycérine.

 

Les acides gras les plus répandus, qui sont dans la majorité des graisses sont les suivants : acide stéarique, palmitique et oléique.

Quand une molécule de glycérol est combinée avec trois acides gras, le résultat est un corps gras.


Outre ces types de graisse dans lesquels une molécule de glycérol se lie à trois molécules d’acides gras identiques, il existe aussi des matières grasses qui contiennent deux ou trois acides gras différents. La graisse du corps humain a des combinaisons généralement semblables.

http://toutsurlesbulles.free.fr/site/lesavon.html

Quelques savons :


Savons durs : soude avec huiles et graisses contenant un fort pourcentages d’acides gras saturés.

Savons mous ou semi fluides : potasse avec huile de linette, huile de graine de coton ou huiles de poissons.

Savon pour le lavage à l’eau de mer : potasse et huile de coprah.

Savon blanc (savon de toilette de luxe) : potasse avec huile d’olive de premier choix.

Savon à barbe : contient des stéarates de potassium et de sodium pour une mousse persistante.

Crème à raser : savon à barbe avec huile de coprah.

Savon de Marseille : 63% d’acides gras et résiniques et 28% d’eau.

Savonnettes : copeaux de savon de Marseille avec du beurre de karité.


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A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
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