Les ingrédients des abeilles

Sources : wikipédia, linternaute, les apiculteurs associés, savezvousque, ékopédia

La reine

La reine est le seul individu femelle fertile de la colonie. Elle provient d’un œuf fécondé, identique à celui d’une ouvrière, mais pondu dans une cellule spéciale, la cellule royale, plus vaste et de forme ronde, non hexagonale, contrairement à celle des ouvrières.

Tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement de gelée royale et c’est ce régime et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine.

Les reines sont élevées exclusivement au printemps pour remplacer une reine v

ieillissante ou malade, ou pour un essaimage, qui n’aura lieu que si la colonie est prospère et le climat favorable. Il semble que cela soit la transmission des hormones de la reine, qui les répand avec ses pattes en permanence dans la ruche, qui soit le facteur déterminant son remplacement et la construction de cellules royales.

Peu de temps après sa naissance, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux. Elle va rejoindre un point de rassemblement où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol, jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés. La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans.

Elle possède un abdomen plus allongé que celui des simples ouvrières. Ce même abdomen possède moins de poils et sa taille permet une ponte plus aisée dans chaque alvéole. Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochet et ne reste pas pris dans la peau d’un animal lors d’une piqûre, ce qui lui évite de mourir.

Il est rare de pouvoir observer une reine à l’extérieur, alors qu’il est relativement facile de la remarquer à l’intérieur d’une ruche : elle est entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et la nourrissent.

Les ouvrières

Ce sont les plus nombreuses de la colonie, plus de quarante mille en général. Ce sont des femelles stériles dont le fonctionnement ovarien est bloqué par la quantité d’hormones émise par la reine. Une ouvrière d’hiver vit quelques mois et une ouvrière d’été quelques semaines seulement. Les ouvrières fournissent la nourriture pour toute la colonie.

Les faux bourdons

Les mâles, appelés aussi faux-bourdons, parfois connus sous le nom d’abeillauds, sont de plus grande taille que les femelles et ils sont élevés du printemps au début de l’été. Ils ne participent pas à la récolte du nectar ou du pollen, ayant une langue trop courte pour butiner les fleurs. Ils n’ont pas de dard et sont donc sans défense. Ils ne sécrètent pas de cire d’abeille, de venin ou de gelée royale. Selon la race on en compte environ deux mille cinq cents par colonie. Ils proviennent du développement d’ovules non fécondées : ils sont donc haploïdes et n’ont pas de père. Ils ne sortent habituellement que pour la période de reproduction.

Leur rôle se limite strictement à la fécondation des jeunes reines lors du vol nuptial. Ceux qui ont la «chance» de s’accoupler à une reine meurent peu de temps après. Quant aux autres faux-bourdons, les ouvrières cessent à la fin de l’été, de nourrir ces bouches inutiles et de plus en plus affaiblis à mesure que l’automne approche, ils finissent par être impitoyablement rejetés de la ruche pour mourir épuisés. Ils ont des yeux qui comportent sept mille facettes.

Les larves

L’œuf fécondé est pondu par la reine au fond d’une cellule. Il éclot trois ou quatre jours après la ponte. La larve est d’abord nourrie avec de la gelée royale, liquide sécrété par les glandes nourricières des ouvrières, puis d’un mélange de pollen et de miel. Dix jours après la ponte, la larve a fini sa croissance et devient nymphe. La cellule est fermée par un opercule de cire. La nymphe s’enveloppe d’un cocon. 21 jours plus tard, une jeune abeille sort enfin de sa cellule, elle a sa taille et son aspect définitifs. Trois semaines environ se sont écoulées depuis la ponte.


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» Le miel

Le miel est très riche en sucres puisqu’il en contient entre 78% et 80%. Néanmoins, contrairement au sucre composé exclusivement de saccharose, plusieurs glucides en différentes proportions, se trouvent dans le miel :

» Une majorité de fructose et de glucose.

» Du maltose, du saccharose et d’autres polysaccharides en faibles proportions.

D’ailleurs, c’est la proportion entre ces différents sucres qui détermine la consistance du miel ; s’il est plus riche en glucose il se cristallise. Par contre si le fructose l’emporte, il reste liquide.

Il faut également savoir que le pouvoir sucrant du miel est supérieur à celui du sucre. A quantité égale, votre thé aura un goût plus sucré avec le miel qu’avec le sucre. Par exemple : 3 morceaux de sucre blanc apportent la même quantité de glucides que deux cuillères à sucre de miel. Le miel apporte moins de calories. Il n’y a donc aucune raison d’hésiter !

Prudence pour les diabétiques, car avec son fort taux de glucose, le miel a un pouvoir hyperglycémiant important. Les diabétiques doivent donc limiter leur consommation et demandez un avis médical.

Le miel est également composé d’eau, entre 15% et 20% environ, de sels minéraux et d’oligoéléments, de lipides en faible quantité, de vitamines, B essentiellement et de nombreux autres composés organiques complexes, dont nombre d’enzymes. Autant de bonnes raisons pour troquer votre poudre blanche contre du liquide brun !


» Le pollen

Oui, le pollen que les butineuses récoltent afin de nourrir leurs congénères est comestible. Non seulement le pollen peut nourrir les hommes, mais de plus il est très nutritif. Par exemple, 100 grammes de pollen équivalent à 500 grammes de viande de bœuf. C’est pourquoi il est particulièrement recommandé pour lutter contre la fatigue physique et intellectuelle.


» La Propolis

C’est un peu la pâte à tout faire dans la ruche. A la base, c’est une résine produite par les bourgeons de certaines espèces d’arbre. Transportée à la ruche, elle est mélangée à la cire et devient la propolis, une sorte de ciment pour réparer les éventuelles fissures. De plus, elle est utilisée par les abeilles comme isolant et comme antibiotique naturel. Ces mêmes propriétés antimicrobiennes sont utilisées en médecine.


» La gelée royale

La gelée royale est sécrétée par les abeilles ouvrières, entre le cinquième et le quatorzième jour de leur existence (ouvrières qui portent alors le nom de nourrices). Substance blanchâtre aux reflets nacrés, à consistance gélatineuse, de saveur chaude, acide et très sucrée, elle sert à nourrir les larves de la colonie jusqu’à leur troisième jour et la reine une fois qu’elle a quitté la cellule royale.

Elle est composée de glucides (fructose et glucose en majorité), d’eau et de lipides. Très riche en vitamine B5 et en oligoéléments, la gelée royale est connue pour ses propriétés revitalisantes, stimulantes et euphorisantes.


LES BIENFAITS DES PRODUITS DE LA RUCHE


Longtemps utilisé comme antibiotique

Parmi les innombrables vertus thérapeutiques du miel, l’une des principales reste ses propriétés antiseptiques et antibiotiques.

Certaines caractéristiques du miel lui confèrent un pouvoir antibactérien important. Sa viscosité limite la dissolution de l’oxygène, assurant ainsi une meilleure oxygénation des tissus. D’autre part, sa faible concentration en protéines empêche les bactéries de croître correctement.


Un pouvoir cicatrisant

Avant l’apparition des antibiotiques, le miel était souvent utilisé dans le monde médical. Il était par exemple employé comme agent antiseptique pour la guérison des infections et pour soigner en douceur verrues, boutons d’infections et furoncles. Durant la Première et la Seconde guerre mondiale, il était utilisé pour accélérer la cicatrisation des plaies des soldats. Néanmoins, précisons que pour l’instant, aucune étude scientifique ne s’est penchée sur l’effet antibactérien du miel.

Il a également largement été utilisé en tant que cicatrisant et comme produit de beauté chez les romaines et les grecques, qui prenaient des bains au lait et au miel pour tonifier leur visage.

Par ailleurs, il faut noter que la propolis est également un antibiotique, un antiseptique et un fongicide puissant et ça, même les abeilles l’ont compris. En effet, elles en enduisent leur ruche afin de limiter la croissance de champignons et de bactéries. Pas folle l’abeille !


Une formidable source d’énergie

Il existe une multitude de miels : acacia, bruyère, châtaignier, eucalyptus, etc. avec des caractéristiques, des couleurs, des saveurs et des propriétés différentes.

Tous les miels ont évidemment des points communs. Ainsi, les glucides du miel sont en majorité le fructose et le glucose. Quelle différence avec le sucre tout court ? Et bien ces glucides sont très facilement assimilables par les cellules de l’organisme qui peuvent en tirer le carburant nécessaire à leur fonctionnement. En effet, parmi les différents glucides existants, tous ne sont pas assimilés de la même façon. Certains peuvent être composés de plusieurs molécules de glucose, glucide de base. Par exemple, le sucre blanc de base est composé de saccharose, mais les cellules ne peuvent pas utiliser ce glucide, il doit être dégradé en une molécule de glucose et une molécule de fructose, pour pouvoir être métabolisé.

Ce processus, même s’il n’est pas « lent » prend tout de même un certain temps. Par contre, avec le miel ce problème n’existe pas, puisqu’il contient majoritairement du glucose et du fructose que les cellules peuvent utiliser directement.

Dans l’Antiquité, les athlètes buvaient de l’eau miellée pour recouvrer rapidement leur force. Sucre à part, le miel contient une multitude d’oligoéléments qui lui donne des vertus énergétiques uniques ou presque.


Autres produits apicoles

Les autres produits apicoles ne sont pas en reste question énergie :

» Le pollen est lui aussi hautement énergétique : en manger 100 grammes revient à manger 7 œufs !

» La gelée royale permet à la reine d’une colonie, qui s’en nourrit exclusivement, de vivre jusqu’à quarante fois plus longtemps que ses congénères. Même si cela n’est pas vrai chez l’homme, il n’en reste pas moins que la gelée royale, riche en protéines et en oligoéléments, est une source d’énergie formidable !


Autres produits apicoles

Il est d’usage d’agrémenter une bonne tisane d’une cuillère à soupe de miel pour soigner un vilain rhume. Loin d’être un reliquat de coutumes désuètes, ce geste est au contraire plein de bon sens.

En effet, il semblerait que le miel diminue l’adhérence des bactéries, les empêchant ainsi de se fixer et de proliférer. Le miel aide à atténuer les maux de gorge et dans le cas de toux sèches, à fluidifier le mucus.

A noter également l’intérêt du pollen dans le traitement du rhume des foins. Cela peut sembler paradoxal, mais finalement, cela revient simplement à traiter le mal par le mal, le principe même de l’homéopathie.

Il faut retenir que si le miel peut être un véritable plus dans le traitement du rhume, il ne s’attaque pas aux causes du problème. Si vos symptômes persistent, le mieux est d’aller consulter un médecin qui saura vous prescrire le traitement adéquat.


Contre la constipation

En plus de fournir de l’énergie, de lutter contre les bactéries et d’adoucir les maux de gorge, le miel agit également sur la sphère digestive !

Il possède des propriétés diurétiques, laxatives et aide à lutter contre les constipations passagères. Il serait également efficace contre les infections de l’estomac et de l’intestin.

Quant au pollen, il serait efficace dans le traitement des colites et des constipations également.

D’ailleurs, la possibilité de prévenir et de traiter certaines affections gastro-intestinales mineures comme une inflammation ou un ulcère gastrique, par une administration orale de miel n’est pas exclue.

En plus d’être bon pour la santé, le miel a une saveur exquise.


L’APICULTURE EN QUESTION


Le miel est-il aussi bon qu’on le dit pour notre santé ?


Le miel n’est pas un produit miracle, mais il est beaucoup plus qu’un simple aliment. Ses qualités ont été reconnues depuis des siècles dans toutes les civilisations. On l’utilise en diététique, en pédiatrie, dans les cas d’anémie, de maladies d’estomac, d’affections intestinales et d’affections pharyngées.

Un exemple parmi d’autres : en 1990, le professeur Descottes de l’hôpital de Limoges et son équipe utilisent avec succès les pansements de miel sur les grands opérés.

Ainsi le miel est à la fois un aliment naturel, une délicieuse friandise et un bienfait pour notre santé.


Quelle est la composition du miel ?


Le miel est composé de :

– différents sucres (lévulose, glucose, saccharose, maltose) dont les principaux sont directement assimilables,

– de sels minéraux et oligo-éléments,

– de vitamines (traces),

– d’enzymes,

– de substances aromatiques et antibactériennes,

– d’eau (18%).

Par comparaison, le sucre est composé de 99% de saccharose qui doit être transformé par notre organisme en glucose pour être assimilé.


Qu’est-ce que le miel ?


Le législation française en donne la définition suivante :

Le miel est la denrée produite par les abeilles à partir du nectar des fleurs ou des sécrétions provenant des parties vivantes des plantes qu’elles butinent, transforment, combinent avec des matières spécifiques propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut être fluide, épaisse ou cristallisée.


Pourquoi y a-t-il des miels liquides et d’autres cristallisés ?


La cristallisation plus ou moins rapide est simplement due à la nature des fleurs butinées par les abeilles. Quand il y a beaucoup de glucose dans le nectar, le miel cristallise rapidement. Le miel d’acacia est un des seuls miels qui reste très longtemps liquide.


Quel est le meilleur miel ?


Il existe des nombreux miels dont la couleur, l’odeur, la consistance, l’arôme et la saveur sont différents, ce qui permet à chacun de choisir à sa convenance, comme pour les vins et les fromages…


DE QUOI EST COMPOSE LE MIEL

 

Cliquer ICI. Il y a également dans ce lien un chapitre très intéressant sur la cristallisation du miel.


PLANTES MELLIFERES


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LE MIEL LE PLUS PUR DU MONDE


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Isolée du reste du monde, sans aéroport et sans connexion maritime régulière, Pitcairn est une petite île volcanique de 5 km². Si elle abrite aujourd’hui moins d’une cinquantaine d’habitants, elle tire sa célébrité de son miel, réputé le plus pur du monde. Installées à partir de 1998, ses ruches sont épargnées des maladies traditionnelles des abeilles en raison de leur emplacement privilégié, au milieu du Pacifique. Le miel produit, avec la douceur naturelle des fleurs et des fruits tropicaux comme la mangue, la fleur de la passion ou encore la goyave est d’une grande qualité. Aujourd’hui, 60 ruches permettent aux habitants d’exporter leurs pots de miel aux quatre coins de la planète. L’île, découverte par les Européens en 1767, est peuplée par les descendants des mutins du navire Bounty, qui l’ont colonisée en 1789.

Population : moins de 50

Lieu : Sud de l’océan Pacifique

Statut : Territoire du Royaume-Uni

QUELQUES VARIETES DE MIEL

Types de miel : Effets sur la santé :
Miel d’Acacia Calme, reconstituant, apaisant, régulateur intestinal. Il permet de lutter contre la constipation.
Miel d’Aubépine Antispasmodique, cardiopathie, crampe, contractures.
Miel de Bourdaine Laxatif, stimulant de l’appétit, facilite la digestion. Il améliore le transit et soulage les gastrites.
Miel de Bruyère Miel conseillé en cas d’anémie, de fatigue, de convalescence ou encore d’affections des voies urinaires. Est aussi diurétique et antirhumatismal. Augmente temporairement la force et l’énergie. Riche en sels minéraux, il facilite la dissolution des calculs, idéal en cas de lithiase biliaire.
Miel de Colza Cardiopathie (problème cardiaques), bon pour l’appareil circulatoire.
Miel de Châtaigner Améliore la circulation sanguine. Est utile en cas de dysenterie.
Miel d’Eucalyptus Antiseptique général des voies respiratoires et urinaires.
Miel de Garigue Tonique et fortifiant, idéal en cas de baisse d’énergie. Il donne un petit coup de fouet.
Miel de Gatinais Très nourrissant et revitalisant.
Miel de Lavande Antiseptique naturel. Idéal pour les maux de gorge et les états grippaux ainsi que pour les Toux convulsives et l’asthme. Aussi utilisés en cas d’Ulcères.
Miel de Lierre Contre les Névralgies et les maux de tête.
Miel d’Oranger Sédatif nerveux, antispasmodique, fortement conseillé en cas d’insomnie.
Miel de Romarin Augmente la sécrétion biliaire,et est aussi un stimulant hépatique. Conseillé aussi en cas d’asthme, de difficultés digestives et d’ulcères.
Miel de Sapin des Vosges S’utilise pour soigner les bronchites ou les maladies pulmonaires. Il permet rapidement de dégager les bronches.
Miel de Thym Antiseptique général, stimule les fonctions digestives, tonifie, facilite le tonus musculaire et la récupération physique.
Miel de Tilleul Sédatif nerveux qui favorise le sommeil. Sert aussi à calmer les migraines, les douleurs gastriques, ainsi que les spasmes. Apaise les maladies du cœur et de l’appareil circulatoire.

A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
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