Plantes antipollution

Source : Ekopédia



Les plantes peuvent être utilisées pour diminuer la pollution de l’air, de la terre et de l’eau (Phytoépuration).


Traitement de l’air


Nous apprenons de plus en plus souvent que ce n’est pas seulement l’air extérieur qui est pollué, mais c’est aussi celui de nos maisons. Peintures, produits d’entretien, conduits d’aération, revêtements, colles, meubles en panneaux de particules, etc… sont des sources contribuant à la pollution de notre air ambiant.


Habituellement, la manière la plus efficace d’améliorer la qualité de l’air d’un logement est d’éliminer les différentes sources de pollution ou de réduire leurs émissions. C’est dans les années 80, suite aux travaux du professeur Wolverton, chercheur américain travaillant pour la NASA, que nous avons appris le pouvoir de dépollution de certaines plantes. Selon le Dr Wolverton, certaines plantes ornementales sont de véritables petites usines dépolluantes qui savent, aidées de leurs bactéries, digérer les poisons émis par les plastiques ou les produits chimiques.


Actuellement, les polluants les plus importants des logements et bureaux sont le benzène, le formaldéhyde et le trichloréthylène.


Placez au moins une plante tous les 10m² de logement. Sélectionnez des plantes avec de larges feuilles et diversifiez les espèces afin de bloquer un large spectre de toxines.


Benzène


Le Benzène est un polluant souvent utilisé comme solvant dans les encres, les peintures, les matières plastiques, les détergents ainsi que dans la fumée de cigarette. Le lierre est la meilleure plante connue pour éliminer le benzène. Il peut-être placé dans les couloirs et les pièces peu chauffées.



Plante décomposant le benzène

% de décomposition

Le Lierre ( Hedera helix)

90 %

Spathiphyllum (Spatiphyllum)

80 %

Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata)

79 %

Lindenii (Dracaena deremensis)

78 %

Scindapsus doré (Epipremnum aureus)

73 %

Dracaena (Dracaena deremensis ‘Warneckii’)

70 %

Langue de belle-mère (Sansevieria sp.)

53 %

Aglaonema

48 %

Gerbera jamesonii

% inconnu



Formaldéhyde


Le méthanal ou formaldéhyde ou aldéhyde formique (communément appelé formol) est présent dans la fumée des feux de forêt, dans les rejets des automobiles, dans la fumée du tabac, dans les peintures. En juin 2004, le formaldéhyde a été classé comme « cancérigène certain » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).



Plante décomposant le formaldéhyde

% de décomposition

Aloès (Aloe barbadensis)

90 %

Plante araignée (Chlorophytum comosum)

86 %

Philodendron

86-76%

Lindenii (Dracaena fragans)

70 %

Dracaena Massangeana

70 %

Ficus (Ficus benjamina)

70 %

Scindapsus doré (Epipremnum aureum)

67 %

Syngonium (Syngonium podophyllum)

67 %

Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata)

60 %

Dracaena (Dracaena deremensis ‘Warneckii’)

50 %

Spathiphyllum (Spathiphyllum)

50 %

Fougère (Nephrolepis exaltata)

% inconnu



Trichloréthylène


Le trichloréthylène est un composé considéré comme probablement cancérigène. Il irrite la peau et les muqueuses et est un toxique pour le système nerveux central. Il est régulièrement utilisé pour ses propriétés comme solvant. On le trouve dans des produits de dégraissage de pièces métalliques, le nettoyage à sec de vêtements et l’extraction de produits organiques.



Plante décomposant le trichloréthylène

% de décomposition

Spathiphyllum (Spathiphyllum)

50-23%

Dracaena (Dracaena deremensis ‘Warneckii’)

24 %

Lindenii (Dracaena deremensis)

20 %

Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata)

13 %

Langue de belle-mère (Sansevieria sp.)

13 %

Lierre (Hedera helix)

11 %

Chrysanthème (Chrysanthemum)

% inconnu



Ammoniac


L’ammoniac est un composé chimique se retrouvant dans de nombreux dégraissants et dans certains produits de nettoyage des sols, les produits de la cuisine.



Plante décomposant l’ammoniac

% de décomposition

le rhododendron (aussi appelé azalée)

% inconnu



PCP


Le Pentachlorophénol (ou PCP) est utilisé comme fongicide, pour la protection des bois et le traitement de la pâte à papier. Il peut causer de très nombreux troubles et est classé substance cancérigène.



Plante décomposant le PCP

% de décomposition

Philodendron

% inconnu



Monoxyde de carbone (CO)


Le monoxyde de carbone est incolore, inodore et toxique. Produit par toute combustion de matière organique lorsque l’oxygénation du foyer est insuffisante (combustion incomplète), il peut être la cause d’intoxications mortelles.

Parmi les multiples sources de monoxyde de carbone, on peut notamment citer :

  • tous les moteurs à explosion quel que soit le combustible (automobiles, groupes électrogènes, motopompes…).
  • les systèmes fixes de chauffage avec combustion.
  • les appareils de chauffage d’appoint avec combustion (qui d’une part consomment l’oxygène de la pièce où ils fonctionnent et d’autre part, y rejettent les gaz brulés, dont le monoxyde de carbone).
  • les appareils de production d’eau chaude avec combustion.
  • tout appareil ou outillage avec combustion (décolleuse à papiers peints…).
  • la combustion du tabac, principale source d’exposition chronique.



Plante décomposant le monoxyde de carbone

% de décomposition

Plante araignée (Chlorophytum comosum)

96 %

Scindapsus doré (Epipremnum aureus)

75 %



Traitement de l’eau


Les traitements classiques de la pollution des eaux, génèrent de nombreux déchets tels que les boues de station d’épurations dont le devenir est souvent incertain. Pour des volumes polluants limités des solutions alternatives existent pourtant. Ces solutions font souvent appel à la capacité naturelle qu’ont les milieux aquatiques à s’autoépurer.


L’auto épuration des milieux aquatiques


Un écosystème aquatique en bon état possède de nombreux organismes permettant le recyclage de ses propres déchets organiques (décomposition des organismes morts). Cette capacité s’observe aisément sur les cours d’eau : au niveau d’un rejet polluant, la faune disparait totalement, pourtant au bout d’une certaine distance à l’aval on retrouve un écosystème sain car l’eau a été décontaminée par autoépuration. Différents organismes interviennent dans le processus, le rôle des végétaux aquatiques y est primordial. C’est de cette capacité naturelle que découle l’idée d’utiliser des plantes de zones humides pour dépolluer les eaux usées humaines.


Ce principe est utilisé depuis fort longtemps dans les systèmes de lagunage, utilisant à l’origine les micro-organimes et les algues se développant spontanément dans l’eau, le procédé se modernise avec la mise en place supplémentaire d’arbres (saules) et de macrophytes (roseaux).


Les procédés techniques


Les procédés techniques visant à reproduire le processus d’autoépuration sont généralement appelés des procédés de phytoépuration.

  • Le lagunage constitué d’une succession de bassins dans lesquels l’eau circule lentement afin d’être nettoyée par les micro-organismes et les végétaux.
  • La Station d’épuration sur lit de macrophyte qui utilise généralement une filtration sur des couches de graviers plantés de roseaux.
  • Les zones humides artificielles ce concept de génie écologique vise à recréer entièrement un écosystème de zone humide entre un rejet d’eau usée et un milieu naturel récepteur. Cette méthode est encore en cours de développement et n’est pour l’instant pas employée en dehors de quelques sites expérimentaux.

A noter au passage que les systèmes dit de « piscines naturelles » ou « piscines écologiques » utilisent des procédés d’épuration similaires afin d’éviter la chloration de l’eau des bassins.


L’intérêt de la phytoépuration des eaux


Les techniques de phytoépuration présentent de nombreux avantages par rapport aux stations d’épuration traditionnelles. Tout d’abord le rendement obtenu par les plantes est souvent supérieur aux procédés en réacteurs (à condition que l’installation de phytoépuration soit correctement dimensionnée). La phytoépuration ne consomme quasiment pas d’énergie et produit une quantité réduite de déchets facilement traitables (les roseaux une fois coupés peuvent être utilisés en chaume, compostés ou brûlés). Le coût global du procédé (mise en place et entretien) est inférieur à celui des systèmes classiques. Par ailleurs, des bassins végétalisés s’intègrent mieux au paysage que les réacteurs et décanteurs en béton et donc seront plus facilement acceptés par les populations résidant à proximité.


Cependant, les processus de phytoépuration des eaux demandent plus d’espace que les stations d’épuration classiques. Dans un contexte foncier tendu, cela limite les possibilités d’installation et rend même les projets financièrement impossibles dans les grandes villes en raison du coût induit par l’acquisition des terrains par la commune.


A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
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