Le beurre de karité

Sources : Le beurre de karité, Ekopédia, Wikipédia, CNUCED, BelleMag, CECI (Centre d’Etude et de Coopération Internationale)

Le beurre de karité est issu de l’arbre de karité également appelé l’arbre à beurre.

L’Afrique produit chaque année près de 700 000 tonnes de karité.

Le Nigéria (400 000 T), le Mali (85 000 T), le Burkina-Faso (70 000 T), le Ghana (55 000 T) sont les plus grands pays producteurs.

Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Tchad, le Niger, la RCA, la Guinée, le Togo, le Soudan, le Sénégal et l’Ouganda sont les autres pays producteurs.

La production de karité a un poids économique très important, notamment pour les femmes qui cueillent et travaillent le karité. Au Burkina Faso, la filière du beurre de karité représente 20 % des recettes du pays.

En malinké (langue africaine parlée en Guinée, au Mali, au Sénégal et en Côte d’Ivoire) le beurre de karité s’appelle le «chitoulou».

La fabrication du beurre de karité, une activité traditionnellement réservée aux femmes africaines, est le résultat d’un savoir-faire transmis de mère en fille de génération en génération. Le beurre est produit par pilonnage des amandes et barattage manuel ; ou encore par pression mécanique à l’aide de moulins. Le beurre de karité est surnommé « l’or des femmes africaines » puisqu’il représente souvent l’unique source de revenus pour elles qui n’ont souvent accès à aucune autre ressource.

Le beurre de karité est utilisé en Afrique depuis des millénaires par les femmes africaines et leur famille comme huile de cuisson ainsi que pour les soins corporels.

Le karité est un arbre d’Afrique de l’Ouest haut de 10 à 15 mètres.

Le karité pousse à l’état sauvage en Afrique. Il faut attendre 15 ans pour qu’il donne ses premiers fruits.

Le Karité est dépouillé en saison sèche et paré de feuilles pendant la saison des pluies. Cinq mois après la floraison (Juin à Juillet) les fruits mûrs tombent au sol.

Ces fruits charnus groupés en grappes, sont des baies ovoïdes de couleur vert sombre ou brun qui ont la forme d’un avocat dont la pulpe sucrée est comestible. À l’intérieur du fruit, se trouve une noix entourée d’une coque mince contenant une amande blanchâtre dure, qui recèle une matière grasse (50% de son poids) nommée beurre de Karité.

La production moyenne est de 15 à 20 kg de fruits frais par arbre, soit 3 à 4 kg d’amandes sèches commercialisées (tiré du Mémento de l’Agronome). Le fruit comestible du karité contient une amande. C’est de cette amande que l’on tire le beurre de karité.

Le beurre de karité est comestible et peut notamment remplacer le beurre de cacao dans le chocolat.

  • Le beurre de karité nourrit et hydrate l’épiderme.
  • Il peut aider à soulager les blessures mineures (par exemple des brûlures superficielles) et certains problèmes de peau comme l’eczéma et le psoriasis.
  • Il nourrit les cheveux secs et cassants.
  • Il protège les lèvres et la peau contre le froid.
  • Il soulage la peau après l’exposition au soleil.
  • Il aide à détendre et soulager les muscles endoloris avant et après l’activité physique.
  • Il contribue à atténuer les effets du vieillissement de la peau puisqu’il stimule la régénération cellulaire.
  • Il aide aussi à maintenir l’éclat naturel, l’élasticité et la souplesse de la peau.
  • Il peut servir comme pommade lors de l’allaitement. Il est comestible, naturel et il aide à prévenir les gerçures sur les seins.
  • Les femmes enceintes l’utilisent également pour prévenir les vergetures au niveau du ventre.

Le beurre de karité a des qualités apaisantes et protectrices pour la peau. C’est un ingrédient de base pour les produits cosmétiques. Cependant, le beurre de karité utilisé comme ingrédient dans la cosmétique est blanchi et désodorisé. Ce processus altère les principes actifs contenus dans le beurre de karité brut.

Aussi, le beurre de karité dit 100% naturel, blanc et sans odeur est hydratant dans une certaine mesure, mais n’est en aucun cas naturel.

La noix de karité est utilisée dans plusieurs contrées d’Afrique depuis des millénaires. On raconte que la reine Néfertiti devait sa grande beauté à l’utilisation du beurre de karité, car le complexe gras extrait des noix renferme d’extraordinaires vertus réparatrices pour la peau.

L’arbre de karité peut vivre 300 ans. Ses fruits sont mûrs à l’époque des grandes tornades et tombent au mois de juin. Le noyau contient 50% de corps gras qui peut être extrait par 3 procédés, mais l’extraction mécanique permet d’obtenir un beurre naturel qui conserve toutes ses propriétés.

On trouve cet arbre essentiellement en Afrique, dans les savanes arborées qui s’étendent de la frontière sénégalo-guinéenne, pour s’enfoncer vers l’Afrique Centrale à travers le Mali, le Nord de la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Nord de Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigeria.

  • la sous-espèce paradoxa pousse en Afrique de l’Ouest, principalement au Mali et au Burkina Faso ;
  • la sous-espèce nilotica se trouve en Afrique de l’Est, notamment au Soudan et en Ouganda.

Le karité ne pousse que sous le climat sahélien, avec une pluviométrie jusqu’à 1000 mm et deux saisons bien distinctes dont une longue période sèche. Les sols ou poussent le karité doivent être bien drainés.

Composition du beurre de karité

acide oléique (40-60%)

acide stéarique (20-50%)

acide linolénique (3-11%)

acide palmitique (2-9%)

acide linoléique(<1%)

acide arachidique(<1%).

Lorsqu’il est produit selon les techniques traditionnelles (par pression ou barattage manuel), le beurre de karité conserve toutes ses propriétés naturelles ; il est riche en insaponifiables, en acides gras, en latex et en vitamines A, D, E, F et K.

Extraction du beurre de karité

Il existe trois méthodes pour extraire le beurre de l’amande contenue dans le fruit du karité.

  • La méthode traditionnelle : les amandes sont écrasées, grillées, malaxées, puis chauffées dans une marmite d’eau bouillante. On obtient du beurre de karité artisanal. La chaleur altère quelque peu ses qualités.
  • L’extraction par pression à froid : les amandes sont simplement broyées dans une presse à une température inférieure à 80°C. Cette méthode mécanique ne permet pas d’extraire la totalité du beurre présent dans la noix ; mais c’est la méthode qui permet d’avoir la meilleure qualité, puisque les principes actifs du beurre de karité sont préservés.
  • L’extraction par solvant : les amandes sont broyées, puis on utilise un solvant : l’hexane. Le beurre encore contenu dans les amandes se dissout dans l’hexane. Ensuite, on laisse l’hexane s’évaporer et on récupère le beurre de karité. Cette méthode est la plus rentable mais le beurre de karité obtenu est de qualité inférieure.

Raffinage du beurre de karité

Après extraction, on a du beurre de karité brut de couleur jaune-vert et avec une odeur marquée. Ce beurre de karité brut est utilisable et riche en principes actifs (insaponifiables et vitamines).

On trouve aussi sur le marché du beurre de karité raffiné. Le raffinage consiste en trois étapes :

  • la neutralisation, qui élimine les acides gras susceptibles de s’oxyder.
  • la désodorisation, qui supprime l’odeur caractéristique du karité.
  • la décoloration, qui permet d’obtenir un beurre blanc.

Le raffinage a l’inconvénient de détruire une partie des principes actifs du beurre de karité. On obtient un produit standardisé mais qui se conserve plus longtemps.

Propriétés cosmétiques du beurre de karité

Le beurre de karité est très bon pour la peau. Il la nourrit et forme un film protecteur qui l’empêche de se déshydrater en retenant l’eau. Il peut s’utiliser à la place d’une crème hydratante sur le corps comme sur le visage (et même le contour des yeux). Le beurre de karité est cependant plus gras qu’une crème hydratante et il met un peu plus de temps à être absorbé par la peau. On l’applique en massant doucement sur peau humide, afin de la nourrir et de l’hydrater en un seul geste. Le beurre de karité convient spécialement aux peaux sèches et abîmées. Il protège la peau du froid et des intempéries. Il calme les irritations, sert de soin après l’épilation ou d’après-rasage et soigne les gerçures. Il sert aussi d’après-soleil. En Afrique, on l’utilise pour prendre soin de la peau délicate des bébés.

Le beurre de karité peut servir de baume à lèvres. Il soulage les lèvres gercées et les fait briller, mais son application doit être souvent renouvelée.

Le beurre de karité nourrit également les cheveux. On l’utilise en masque avant shampoing pour les cheveux secs et abîmés, qui sont lissés et rendus plus doux. Appliqué avant une baignade, il protège les cheveux du déssèchement.

Il faut noter que le beurre de karité est dur à température ambiante. Il fond à une température proche de 30°C. On doit donc le faire fondre dans la main (ou au bain-marie) avant de l’employer.

Les différents choix de beurre de karité

On peut trouver du beurre de karité pur. Le seul ingrédient cité dans la composition est alors Butyrospermum Parkii. Pour bien le choisir, il faut s’intéresser au procédé de fabrication et à la date de fabrication. Le meilleur beurre est obtenu par pression à froid, ou selon les méthodes de production traditionnelle et n’est pas raffiné. On reconnait le beurre de karité raffiné à sa couleur blanche et à son absence d’odeur, alors que le beurre de karité non raffiné frais a une odeur de noisette qui ne perdure pas sur la peau et une couleur jaune.

Le beurre de karité prémium

Il est frais (moins d’un an), a une couleur beige jaune verdâtre, a une odeur de noisette et pénètre bien la peau (souvent ce beurre est fabriqué en Afrique par les femmes rurales qui en maîtrisent le mode de production). Seulement , vous ne trouverez pas facilement ce beurre sauf si vous l’exigez. (De nouvelles marques de produits cosmétiques naturels commencent à le commercialiser).

Le beurre de karité de bonne qualité

Il est jaune, dur, souvent fabriqué en Europe à partir de noix de karité avec la méthode d’extraction par pression à froid. Il peut avoir une odeur désagréable s’il date de plus d’un an.

Ce beurre possède tous les principes actifs recherchés en cosmétique, mais son mode de production ne suit pas les règles du commerce équitable. (Les noix de karité sont difficiles à collecter et sont achetées à un prix dérisoire aux femmes). La valeur ajoutée du karité (le beurre) est réalisée en Europe, au détriment de ces femmes qui ne parviennent pas à proposer leur produit aux consommatrices européennes de produits naturels, car leur beurre est méconnu. En effet , les fabricants de produits cosmétiques font croire à ces consommatrices que le beurre de karité blanc désodorisé « dit 100% naturel » est un beurre naturel.

Où trouve t-on du beurre de karité ?

On trouve du beurre de karité en magasins biologiques (raffiné ou non raffiné), parapharmacies et en grandes surfaces (raffiné). Certaines associations proposent du beurre de karité issu du commerce équitable.

Méthodes d’extraction du beurre de karité

La méthode traditionnelle d’obtention du beurre de karité

Quand il est produit en Afrique, le beurre de karité est souvent extrait par le biais d’un processus traditionnel de fabrication. Les fruits, qui sont ramassés entre mi-juin et mi-septembre, sont tout d’abord séchés au soleil, puis débarrassés de la pulpe qu’ils contiennent par des opérations de fermentation et de nettoyage. L’amande contenant le corps gras permettant d’obtenir le beurre est retirée, puis concassée, torréfiée, amalgamée (barattage) afin d’obtenir une pâte, qui immergée dans l’eau bouillante va donner le beurre de karité.

L’immersion dans l’eau bouillante va permettre de séparer le beurre des autres composants de l’amande, notamment les impuretés qui se déposent au fond du récipient. Une fois retiré, le beurre qui était en surface est malaxé sous la forme d’une boule, dont la couleur peut aller du blanc cassé, au jaune, ou au gris. Lorsque le beurre est produit par le biais de cette méthode traditionnelle, il n’est jamais d’un blanc pur.

Pour de plus amples détails, se référer au site internet de la société Teco finance export en cliquant sur le lien suivant : fabrication artisanale.

Concernant les deux autres procédés d’obtention du beurre de karité, c’est à dire semi-industriel par pressage et industriel par extraction par solvant, des étapes préliminaires de traitement sont indispensables, afin notamment de faciliter l’extraction de l’huile des graines et d’améliorer le taux de recouvrement en graisse. Une fois les fruits récoltés, ils vont être triés, nettoyés et débarrassés de l’écorce qui les protège et qui ne renferme pas d’huile. Ils seront ensuite broyés afin de former une pâte qui pourra être pressée en passant entre deux cylindres. Dans le cas de l’extraction par solvant, cette étape va ouvrir légèrement les graines et permettre une meilleure imprégnation de celles-ci par le solvant.

La fabrication de beurre de karité par pression mécanique : la trituration

Les opérations de prétraitement effectuées, le karité est écrasé dans des broyeurs-lamineurs à cylindres, afin d’obtenir une pâte qui sera dirigée vers les étapes ultérieures de l’extraction. Deux procédés sont alors utilisés : soit une technique de pressage à froid, soit à un pressage à chaud.

Dans le cas de la pression à froid, une presse extrait l’huile à une température inférieure à 80°C. Cette méthode a pour inconvénient de produire des tourteaux dont la teneur en graisse est encore très importante. Le rendement est donc assez faible.

Lors d’un pressage à chaud, les noix de karité sont préalablement cuites à une température de 90-100°C, ce qui va fluidifier l’huile qu’elles contiennent. Elles sont ensuite introduites dans une presse à vis dont la température peut aller de 80°C à 120°C. A la fin de cette étape, on obtient d’une part de l’huile et d’autre part un sous-produit valorisable, le tourteau de pression (ou « expeller »), qui sera retraité à l’aide d’un solvant volatil (en général : l’hexane), afin d’en extraire l’huile qui peut encore s’y trouver. Une fois extraite, celle-ci est mélangée à l’huile sortie des presses et elle est qualifiée d’huile brute.

Cette huile obtenue doit être raffinée afin d’être utilisable. Pour cela, elle peut passer à travers différentes étapes d’un processus dont les plus importantes sont la neutralisation, la décoloration, la désodorisation, le fractionnement, l’hydrogénation, le dégommage et le traitement contre l’oxydation.

De plus amples détails concernant ces différentes étapes sont fournis auprès du site internet de sheabutter.com.

Malgré les coûts plus élevés et le faible rendement de cette méthode par rapport au procédé industriel par solvant, la pression mécanique est (ou devrait être) la principale voie de traitement utilisée dans l’industrie cosmétique et pharmacologique, car elle permet de conserver au beurre de karité tous ses principes actifs et notamment les composés insaponifiables.

La méthode industrielle de fabrication du beurre de karité par extraction par solvant

Cette méthode de type industriel vise à mélanger au karité un solvant de type organique comme l’hexane (produit le plus utilisé). Grâce à cette opération, les lipides contenus dans le fruit se dissolvent dans l’hexane. Le mélange obtenu est récupéré puis chauffé entre 50°C et 60°C durant 4 ou 5 heures pour faire évaporer l’hexane et ne plus laisser alors que le karité extrait. En effet le solvant possède comme caractéristique chimique d’avoir une température d’évaporation inférieure à celle de l’huile à extraire.

Ce procédé fournit un rendement important à un coût plus faible que celui de la trituration. Il permet en outre de traiter les graines pauvres en huile, puisque le taux de recouvrement est plus important. Par contre, cette méthode d’extraction ne permet pas de conserver toutes les qualités intrinsèques du produit. C’est une technique particulièrement utilisée dans la filière chocolatière où le beurre de karité est employé comme substitut du beurre de cacao. Dans cette industrie, ce ne sont pas les principes actifs du karité que l’on privilégie, mais plutôt son coût plus faible, son rendement en corps gras et le fait que le produit une fois inclus dans le chocolat permette à celui-ci d’augmenter son point de fusion (pour ne pas fondre dans les mains du consommateur).

Quelques conseils d’utilisation du beurre de karité

Le beurre de karité pour les cheveux

La veille du shampooing s’enduire les cheveux en massant les pointes avec une grosse noix de beurre qu’on aura fait fondre dans le creux de la main avant l’application. Le beurre doit être parfaitement liquide.

Envelopper les cheveux dans une serviette chaude. Votre kératine va absorber tout ce dont elle a besoin.10 minutes après le shampooing, appliquer une petite noix sur des cheveux bien secs pour leur donner éclat et vie.

Le beurre de karité pour la peau

Dans les pays africains, les mères enduisent leurs bébés de beurre de karité pour prévenir ou guérir les endroits irrités. Elles l’utilisent pour leur visage, leurs mains et leur corps, surtout dans les mois d’été et les saisons de grands vents.

Le visage est le grand bénéficiaire de l’usage quotidien du beurre de karité. Bien insister sur les zones inertes (bases du nez, commissures des lèvres). Masser une dizaine de minutes avec une très petite noix de beurre qu’on aura fait fondre dans le creux de la main avant l’application. Le beurre doit être parfaitement liquide.

L’élasticité: c’est la richesse du karité en éléments insaponifiables et en vitamines F qui va agir. En palpant votre peau après le massage, vous sentez la différence.

L’hydratation : les couches superficielles ont absolument besoin d’une hydratation complémentaire. Vous allez le sentir sur l’aspect de votre peau dès la fin de l’application.

La protection : le beurre doit pénétrer complètement et vous ne devez voir que le satiné. Mais la protection est réelle et persistera très longtemps.

Les lèvres l’absorbent plus rapidement et en période de grand froid, vous devrez régulièrement les enduire de karité qui constitue un merveilleux brillant à lèvres.

Le nez malmené par les allergies du printemps ou les rhumes de l’hiver : un petit grain de beurre dans chaque narine.

Le beurre de karité pour se relaxer tout en nourrissant sa peau

Ajouter une cuillère dans votre bain chaud : une fine couche invisible se déposera sur tout le corps. Bien se masser les bras et les cuisses. La sensation de bien-être musculaire est immédiate.

Le beurre de karité pour se protéger des variations climatiques

Dans les pays froids, le beurre de karité permet de contrer les effets nocifs comme les lèvres gercées, la peau rougie. Les skieurs et autres personnes qui pratiquent des sports de plein air pourront de ce fait, protéger leur peau et lui garderont toute sa souplesse.

Toutes les parties du corps exposées au froid sont agressées. Le film que laisse le karité fera écran et continuera pendant de longues heures à nourrir votre peau. N’oubliez pas que la meilleure lutte contre le vieillissement est préventive.

Votre peau souffre pendant tout l’été. L’utilisation du karité en complément de votre produit de protection solaire avant et après le bronzage vous étonnera. Vous obtiendrez une peau uniformément hâlée qui ne pèlera pas. Ne la mettez pas sans protection solaire car vous risquez de brûler : c’est le principe du beurre dans une poêle chaude.

Vos cheveux souffrent aussi pendant l’été. Ne pas hésiter à s’enduire les cheveux avant les bains de mer. La cure d’application doit être soutenue au retour des vacances.

Le beurre de karité pour lutter contre le vieillissement

Le principe est simple : plus on vieillit, plus la peau se déhydrate, sèche et perd son élasticité. En réhydratant régulièrement votre peau, vous diminuez l’apparition des rides ou leur profondeur.

La noix de karité contient des phytostérols ou acides gras qui sont de véritables reconstituants cellulaires qui favorisent le renouvellement des cellules et l’assouplissement du derme. Il est efficace pour régénérer les peaux sèches, pour lutter contre les rides et les peaux fatiguées.

Le beurre de karité pour les sportifs

Si le beurre de karité offre des propriétés hydratantes qui apportent la souplesse à la peau, les hommes d’Afrique se sont rendus compte qu’en massant leurs jambes et leurs bras avec le beurre de karité, ils redonnaient de la souplesse à leurs muscles et les aidaient à demeurer en meilleure condition physique pour parcourir de longues distances. Le karité est singulièrement bénéfique pour le sportif. Son utilisation séculaire en Afrique pour l’entretien musculaire est reconnu. Utiliser avant la pratique d’un sport lors de votre période d’échauffement. Après : récupération plus rapide et amélioration du drainage et de l’élimination des toxines des muscles malmenés.

Ci-dessous, une vidéo pour voir l’extraction traditionnelle du beurre de karité :

http://www.le-beurre-de-karite.com/guide/fabrication-du-beurre-de-karite

 

A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
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11 commentaires pour Le beurre de karité

  1. violette dit :

    j’adore c’est très complet ! on regarde le karité sous un autre angle je me demande si je ne vais en mettre un peu a la place de l’acide stéarique puisque qu’il en contient et il a tellement de vertu !
    ton lien sur le beurre de cacao ne marche pas a priori la page a été effacée ??

    • Violette, oui, il n’y a rien pour l’instant dans le lien beurre de cacao.

      J’ai laissé ce lien actif, car j’espère que cette page sera créée.

      En effet, le beurre de karité contient de l’acide stéarique, donc en tenir compte quand on fait une préparation cosmétique.

  2. wistiti dit :

    bel article qui a le mérite d’être très clair
    on se régale a redécouvrir le Karité pour ses multiples qualités en soins

  3. cannella dit :

    Je suis une fan du beurre de karité depuis des années. J’ai beaucoup aimé ton article et je vais en mettre dans l’eau de mon bain.

    Merci Colchique

    • Cannella, moi aussi je suis une fan inconditionnelle du beurre de karité. Le beurre de karité est mon ingrédient préféré.

      Avec le beurre de karité on peut même faire des crèmes et des baumes eau dans l’huile sans rajouter d’émulsifiant.

      Mon article est long car il y a beaucoup à dire sur cet ingrédient magique.

      J’ai rarement vu des africains ridés même à un âge avancé et je me demande si ce n’est pas grâce au beurre de karité.

  4. michele dit :

    Colchique, tu ne pouvais me faire plus plaisir!
    Cette matière grasse longtemps dédaignée en Europe car elle donnait des savons moins beaux que l’huile de palme, fut tout aussi dédaignée dans les pays producteurs pour cause de snobisme.

    Elle retrouve ses lettres de noblesse avec l’amélioration des procédés d’extraction qui peuvent être plus respectueux des qualités du beurre.
    En France aujourd’hui les sources d’approvisionnement se sont diversifiées, sont de bien meilleur qualité et devraient contenter le consommateur.

    Mais, il y a un mais, tant de coopératives de femmes vivent aujourd’hui sur la vente du karité que dans certains pays cela fragilise le tissu économique voire peut-être même les sources de revenus.

    Je me suis laissée dire cet été, qu’au Burkina Faso il n’y a plus de possibilité d’acheter du beurre de karité au marché dans certains villages; La production entière étant réservée aux associations de femmes.
    Il y avait dans certains villages une association il y a 3 ans, aujourd’hui il y en a 10, 15 … qui veulent toutes vivre du karité.
    Et quoi de plus normal…

    Que se passe t-il alors pour les autres cultures cette fois ci vraiment vivrières traditionnellement aux mains des femmes?
    Le karité est relativement protégé car il résiste aux cultures, aux feux de brousse, produit quand il veut…

    Multiplier les sources d’approvisionnement auprès des divers pays producteurs me semble être une bonne chose, faire attention à la qualité du beurre qu’on achète aussi.

    Alors oui au karité, oui à l’argan, oui à toutes ces richesses du monde . Mais comment ?

    Et comme je n’ai pas la solution à ces questions quasi incontournables dès lors que l’occident s’entiche d’un produit exotique, je dis juste qu’il faut être vigilant et consommer comme on peut.

    Juste une précision, l’utilisation comme graisse alimentaires est une pratique aujourd’hui abandonnée. L’huile d’a

  5. michele dit :

    Oups rupture de contact.
    Je disais que l’huile d’arachide a fait la conquête des cuisines des pays d’Afrique, de leurs supermarchés et de leurs marchés!

    Quant à l’introduction d’une perle de karité dans les narines… reprise multiple de quelque étude japonaise qui n’a jamais abouti.
    Les ailes des narines pour lutter contre les irritations cutanées oui, mais dedans… je ne pense pas ;))

    Merci Colchique

    • Michèle, ton commentaire me fait penser au problème du café que j’ai rencontré au Brésil.

      J’ai eu l’occasion d’aller au Brésil et j’ai bu là-bas un café infect. J’ai donc demandé pourquoi le café brésilien était si mauvais et on m’a répondu que la bonne production de café du Brésil était destinée à l’exportation.

      Merci beaucoup d’avoir commenté mon article pour plus de clarté sur certaines utilisations, ainsi que de le compléter par des informations très intéressantes.

  6. Irène dit :

    Merci Colchique pour cet article aussi complet sur le beurre de karité, cette merveille.

    Michèle a tellement raison dans ce qu’elle écrit. On ne peut faire autre chose que de veiller à la qualité du beurre que l’on achète.

Les commentaires sont fermés.