Savons crémeux inspiration Alep et Camay

Ci-dessous, une vidéo qui donne accès à d’autres vidéos montrant certaines étapes de la fabrication du savon d’Alep :

http://www.dailymotion.com/video/x421au_cd1-53-10-54-02_news

Ci-dessous, deux liens concernant la fabrication du savon d’Alep :

http://www.cgcparis.com/technique_fabrication_savon.php

http://benissa.over-blog.com/article-alep-la-savonnerie-al-joubaili-49217489.html

Ci-dessous, un lien concernant le savon de Marseille :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Savon_de_Marseille

J’adore les défis, surtout quand on n’est pas imposée par un délai de réalisation. J’ai donc réalisé mes savons grâce au défi lancé sur le forum Céphée Natur’elles.

Mon  article n’a pas pour but de critiquer le savon d’Alep qui est apprécié par beaucoup de personnes vu qu’il est bien vendu car les usines n’ont pas fermé.

Pour mon cas personnel, le savon d’Alep tout comme le savon de Marseille, sont des savons que je n’apprécie pas du tout.

Rien ne me plaît dans le savon d’Alep et pour couronner le tout je déteste son odeur et sa couleur beige tirant sur le marron. La seule chose qui me plait dans le savon d’Alep c’est la couleur émeraude à l’intérieur, mais malheureusement on ne peut pas profiter du visuel de cette belle couleur.

Dans mes souvenirs d’enfance, le savon d’Alep et le savon de Marseille étaient des savons utilisés par ma grand-mère pour le ménage et le lavage du linge.

Pour se laver le visage et le corps, ma grand-mère utilisait une savonnette de la marque Camay. La savonnette Camay de ma grand-mère était très crémeuse et moussante, elle sentait très bon et en plus elle était très jolie à regarder, car elle ressemblait à une crème solide. Bref, la savonnette Camay de ma grand mère représentait pour moi le savon avec lequel se laver devenait un moment de plaisir et de douceur.

Ci-dessous, des vidéos concernant le savon Camay. La première vidéo je la trouve très rigolote :

http://www.culturepub.fr/videos/camay-savon-small-store

http://www.youtube.com/watch?v=umOfqQWGGa8&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=bwBwDhnb0iI

Ci-dessous, une autre vidéo concernant un savon qui me plaisait également beaucoup :

http://www.culturepub.fr/videos/cleopatra-savon-le-bain

J’ai mis dans ma recette de l’huile d’olive et de l’huile de baie de laurier qui sont les deux ingrédients utilisés dans la fabrication des savons d’Alep, en la modifiant pour lui donner les qualités que j’aime beaucoup dans les savonnettes qu’on peut voir dans les vidéos ci-dessus.

Ce qui m’a fortement intéressé dans ce défi, c’est tester l’huile de baie de laurier que je ne connaissais pas.

C’est une huile de couleur vert épinard, la mienne est sous forme de purée avec une odeur très forte qui m’incommode. Quel dommage que cette huile a une si forte odeur et que je ne puisse pas l’utiliser dans une crème, car je l’ai testé sur mes mains et j’ai pu m’apercevoir qu’elle me plaisait beaucoup.

Après application de l’huile de baie de laurier pure sur mes mains, j’ai pu remarquer que cette huile avait un fort pouvoir de pénétration, car mes mains étaient douces et pas grasse.

Composition de l’huile de baie de laurier :

  • acide oléique
  • acide linoléique
  • acide laurique
  • acide palmitique
  • acide stéarique
  • acide isobutyrique
  • acide isovalérianique

L’huile de baies de laurier a les propriétés suivantes :

  • hyperémiante (c’est à dire décongestionnante) et antiparasitaire,
  • apaisante contre l’eczéma,
  • contre le psoriasis,
  • contre les pellicules,
  • contre les furoncles et les abcès,
  • contre les douleurs rhumatismales et articulaires,
  • contre les inflammations cutanées,
  • contre la gale,
  • contre la pelade,
  • contre les poux,
  • contre les mycoses (les champignons),
  • cicatrisation des ulcères variqueux.

http://www.savon-alep-guide.com/savon-d-alep-huile-baies-laurier

http://www.derm-alep.com/fr/ingredients_-_savon_alep.htm

1) Obtenir des savons qui gardent une couleur glamour

Résoudre le problème de la couleur de mes savons dû à l’oxydation de l’huile de baie de laurier qui passe du vert au beige marron, a été celui qui je trouvais le plus difficile.

J’ai remarqué que lorsque je colore un savon qui normalement devrait être dans les tons de beige avec un pigment bleu, j’obtiens des savons d’un bleu tirant sur le vert.

Avant de colorer mes savons avec un colorant bleu, j’ai fait en sorte d’obtenir une pâte à savon de couleur blanche ivoire grâce au stéarate de magnésium et à l’empâtage de dioxyde de titanium.

En surfant sur Internet, j’ai découvert que certaines personnes utilisaient du bleu de méthylène pour colorer leurs savons, ce qui m’a amené à faire quelques recherches très intéressantes sur le bleu de méthylène et son pouvoir colorant.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bleu_de_m%C3%A9thyl%C3%A8ne

http://fr.wikipedia.org/wiki/Indicateur_r%C3%A9dox

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouteille_bleue

http://www2.unine.ch/chs/page-10257.html

http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20110224.OBS8638/l-apprenti-chimiste-des-experiences-amusantes.html

http://droit-finances.commentcamarche.net/textes-de-loi/2482808/2697601-iii-epreuve-au-bleu-de-methylene-reductase-microbienne

Si l’huile de baie de laurier vire au brun en s’oxydant pour donner des savons d’un beige plus ou moins foncé, j’ai pensé qu’il serait bon de rajouter à mes savons un colorant redox comme le bleu de méthylène.

J’ai donc utilisé pour colorer mes savons du bleu de méthylène sous forme liquide pour en mettre que quelques gouttes car ce colorant est extrêmement puissant. Le bleu de méthylène est devenu transparent au contact de ma pâte à savon.

Le bleu de méthylène est un indicateur redox et également un colorant sensible au pH.

J’ai mis quelques gouttes de ce colorant dans un peu de lessive de soude pure et également quelques gouttes de ce colorant dans un peu de vinaigre blanc. Le bleu de méthylène est devenu transparent au contact de la lessive de soude et a coloré en bleu le vinaigre blanc. J’ai rajouté du vinaigre blanc dans le mélange lessive de soude + bleu de méthylène et j’ai pu constater que la couleur bleue apparaissait et qu’elle s’intensifiait au fur et à mesure que le pH descendait.

J’ai voulu savoir à quel pH le bleu de méthylène devenait transparent. J’ai donc fait un mélange de lessive de soude avec du vinaigre blanc jusqu’à obtenir un pH de 10 et ensuite jusqu’à obtenir un pH de 9 ; j’ai fait les mesures avec du papier pH, car il était hors de question que je mesure une solution contenant un tel mélange avec mon pH mètre.

J’ai pu constater qu’à un pH de 10, mon mélange lessive de soude + vinaigre blanc + bleu de méthylène se colore en bleu.

2) Obtenir des savons moussants et crémeux

Pour obtenir des savons moussants et crémeux tout en étant doux pour la peau, j’ai opté pour une recette riche en huile de coco, fortement surgraissée, avec des ingrédients tels que le beurre de cacao, le stéarate de magnésium et le lactate de sodium.

J’ai découvert récemment que le stéarate de magnésium rajouté dans un savon, donne vraiment l’impression qu’on se lave avec une crème cosmétique qui mousse.

De plus, j’ai pu constater lors d’un précédent essai avec cet ingrédient, qu’il permettait d’augmenter l’indice de dureté des savons, ce qui m’intéressait grandement pour me permettre de monter le surgaissage à 20 %.

J’ai mis l’huile de baie de laurier à la trace bien franche.

Après l’ajout de l’huile de baie de laurier à la trace, j’ai dû remuer ma pâte à savon à la maryse pendant environ 3 heures avant de voir réapparaître la trace.

Je déteste l’odeur de l’huile de baie de laurier et il était impératif que mon savon sente une odeur qui me plaise. J’ai donc parfumé mes savons avec de l’huile essentielle de menthe poivrée.

Le dioxyde de titanium est l’ingrédient qui m’a permis de blanchir suffisamment ma pâte à savon, pour contrecarrer l’oxydation brunâtre à venir de l’huile de baie de laurier. De plus, j’ai remarqué que le dioxyde de titanium apporte beaucoup de luminosité à la couleur des savons.

3) Obtenir un savon avec une odeur qui me plaise

J’aime moyennement l’odeur de l’huile essentielle de feuilles de laurier et je trouve fortement  désagréable l’odeur de l’huile de baie de laurier. J’ai donc parfumé mes savons avec de l’huile essentielle de menthe poivrée, qui est suffisamment tenace pour avoir parfumé agréablement mes savons.

Recette :

40 % végétaline 240 grammes

25 % huile d’olive 150 grammes

15 % beurre de cacao 90 grammes

5 % stéarate de magnésium 30 grammes

lessive de soude pour un surgraissage à 20 % + 18 grammes de lactate de sodium (3 % du poids total de la phase huileuse)

A la trace :

15 % de baie de laurier 90 grammes

A la deuxième trace :

15 ml. d’huile essentielle de menthe poivrée

1 cuillère à moka d’empâtage de dioxyde de titanium

quelques gouttes de bleu de méthylène

Ma pâte à savon coulée dans mon moule était de couleur blanche ivoire.

24 heures après sa fabrication, ma pâte à savon dans le moule est de couleur bleu/vert pâle.

48 heures après sa fabrication, ma pâte à savon dans le moule est de couleur bleu/vert.

72 heures après sa fabrication, j’ai démoulé mon bloc de savon qui n’avait quasiment pas changé de couleur et j’ai procédé à la découpe en tranches avec une lyre à fromage.

J’ai découpé mon savon qui était encore tendre et j’ai observé que l’intérieur de chaque tranche de savon était blanc. Au contact de l’air, la couleur blanche à l’intérieur de ma tranche de savon est devenue en quelques secondes de la même couleur que son pourtour ; c’était très rigolo à observer.

Résultat après la cure

Je suis extrêmement satisfaite de mes savons, car j’ai obtenu tout à fait ce que je recherchais.

Mes savons après une cure d’un peu plus d’un mois ont une jolie couleur bleu/vert pâle très laiteux, développent une mousse très abondante, très blanche, très crémeuse, très douce et le parfum s’accorde très bien avec leur couleur.

Je suis très contente de ma recette de savon qui me laisse la peau très douce.

Je trouve que mes savons on un visuel crémeux qui me fait penser aux fondants de douche ; je regrette de ne pas avoir coulé ma pâte à savon dans des jolis moules très féminins.

Grâce à l’huile essentielle de menthe poivrée, mes savons ont une odeur qui ne me déplaît pas, même si je regrette de ne pas avoir choisi l’huile essentielle de menthe verte que je préfère.

Le rendu de la couleur est exactement celui que je recherchais et je suis très contente de ne pas avoir abusé du bleu de méthylène.

Je trouve que l’huile de baie de laurier incorporée à la trace est une huile extrêmement intéressante en savonnerie. J’ai même évité la phase de gel pour éviter de chauffer la précieuse huile de baie de laurier.

Ci-dessous, une photo de mes savons après le découpage en tranches et une photo de mes savons après la cure.

 

Aujourd’hui 3 novembre 2012, mes savons sont de couleur beige clair. Par contre, l’intérieur de mes savons a gardé sa couleur. La prochaine fois j’utiliserai de l’ultramarine bleu à la place du bleu de méthylène.

 

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A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
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31 commentaires pour Savons crémeux inspiration Alep et Camay

  1. maité dit :

    c’est absolument maggnifique et quel boulot dans la recherche ouah!!!
    un article super interessant comme toujours et de belles recherches..bravo!!!!!

  2. Aëla dit :

    Bonjour,
    il est vraiment très beau! il donne envie !
    bonne journée

    Aëla

    • venezia1 dit :

      Oh Colchique quel plaisir de découvrir cet article!
      d’abord je te remercie pour les pubs, j’adore aussi la seconde, meme si la premère est vraiment attendrissante. J’ai moi aussi connu -et utilisé le savon camay… il y avait aussi le Monsavon à la lavande dans son emballage bleu qui me plaisait beaucoup. Et la pub cléopatra qui passsait même au ciné… que de souvenirs tu m’évoques!

      Ensuite, ta recherche, je devrais dire tes recherches sont fascinantes. L’idée du vinaigre m’intéresse beaucoup pour modifier les couleurs avec délicatesse et doigté; la couleur obtenue est ravissante. Mon graal à moi a été le rose très pâle (qu’avait le Camay!), j’y arrive désormais avec une pointe d’ocre rose d’Italie, l’un de mes colorants favoris. Et il reste stable au fil du temps.

      j’ai mis la main sur un sachet de stéarate de magnésium dans mes tiroirs, je saurai maintenant quoi en faire!

      Quant à l’odeur d’huile de baies de laurier, je vois ce que tu veux dire, j’avais même jeté à la poubelle une huile rapportée à grand prix de Madère tant elle sentait mauvais! La menthe colle bien avec la couleur du savon.

      Mille mercis pour cette merveilleuse recette.

    • Bonjour Aëla et merci beaucoup pour ton commentaire.

  3. Ninoou dit :

    article super intéressant-savons magnifique! pari réussi, non?

  4. baloochou dit :

    Colchique je comprends très bien pourquoi tu n’aimes pas l’odeur de l’huile de baie de laurier. Elle a effectivement des tas de bienfaits et il est vrai que son odeur gâche carrément l’envie de s’en servir. Super ces publicités ! comme Venezia, elles me rappellent beaucoup de souvenirs !
    Tu as su utiliser cette huile à ta manière et en faisant un savon que tu apprécies ! Chapeau ! 😉

  5. nepenthèq dit :

    ils sont magnifiques !

  6. sealeha dit :

    Excellent ton article !! J’ai plein d’envies maintenant… Tester le bleu de méthylène (en pharmacie ?) et le stearate de magnesium notamment… J’ai également testé l’huile de baie de laurier dans un savon récemment, marié avec de l’HE de lavande ( je trouve que ça donne une odeur verte agréable au final) mais ma recette était bien moins recherchée… J’ai bien envie aussi de tester cette huile dans une crème pieds ^^

  7. mijnzeep1 dit :

    Ton savon est superbe! Merci, ton article est très intéressant!
    Natalia

  8. michele dit :

    Ce tampon leur sied à merveille et la couleur est attractive.
    On a envie de les faire mousser car ils évoquent la douceur que tu recherches.

    Merci pour ces liens fort instructifs.

  9. Caly dit :

    Ce savon est le fruit d’un long travail de recherche et le résultat est à la hauteur !!! Ils sont magnifiques 😉

  10. missrimel dit :

    Très beaux savons, tant par leur finalité que par le travail dont ils sont issus!

    Effectivement, le bleu de méthylène, dans les dosages en chimie, sert d’indicateur coloré redox : sa forme oxydée est bleue tandis que sa forme réduite est incolore. C’est l’un des nombreux composants naturels dont on peut se servir pour déterminer la gamme de pH d’une solution (il y a également le curcuma, le thym, le chou rouge, le thé… etc)

    On s’en est servi une fois en cours de chimie minérale, j’avais trouvé sa couleur très belle et ça m’avait marqué (il paraît que le curaçao est coloré avec, d’ailleurs…) 😉

  11. cannella dit :

    J’aime ton article si fouillé et tellement intéressant. Mais je n’aime pas l’odeur du savon d’Alep. Et j’étais folle de Camay. J’avais fait une annonce sur mon blog pour essayer d’en retrouver d’ailleurs ! Bravo pour tes savons si jolis et merci pour l’envie que tu me donnes de faire plein d’essais !
    Bisous

    • Cannella, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Oui, moi aussi je n’aime pas l’odeur des savons d’Alep à cause de l’huile de baie de laurier.

      Aujourd’hui il y a le savon Crème Dove qui me rappelle le savon Camay que j’adorais comme toi. Sur mon blog, il y a une recette de savons blancs qui m’a donné des savons que je trouve très ressemblants au Dove, aussi bien physiquement qu’à l’utilisation.

      Si tu veux faire des essais et retrouver l’effet crème cosmétique du savon Camay, je te conseille vivement le stéarate de magnésium, car je trouve que c’est vraiment l’ingrédient idéal.

      Le stéarate de magnésium demande une température élevée pour fondre.

  12. Catherine dit :

    Comme c’est intéressant Colchique ! je trouve le résultat superbe, la couleur, le tamponnage etc… Merci de partager toutes tes recherches toujours aussi intéressantes.

  13. Irène dit :

    C’est clair, Colchique, que je vais essayer le stéarate de magnésium dans mes prochains savons (je vais vérifier mes stocks, je ne suis pas certaine d’en avoir).

    Ton article est magnifique, fort instructif et plaisant avec ces liens aussi intéressants.
    Je suis très intéressée par la question u vinaigre car j’ai cru comprendre – quoiqu’elles sont tellement secrètes quant à la formulation de leur savon que c’est difficile de savoir exactement – que les savonnières japonaises l’utilisent de façon habituelle.

    Si tu te souviens de mon savon d’Alep au chaudron (je me permets de te redonner le lien :
    http://www.terra-amata.com/akimiti/archives/5762, la couleur était la même intérieur et extérieur et l’odeur était plaisante. Était-ce du à la cuisson au chaudron ? Était-ce dû à la synergie d’huiles essentielles ajoutées ? Je ne sais pas mais il n’y avait pas le côté déplaisant de l’huile de baies de laurier. Maintenant, pour une comparaison vraiment valable, il faudrait que je le fasse en saponification à froid.
    Tu le comptes avec le même INS que l’acide stéarique ?
    Merci

    • Irène, oui, je te conseille fortement le stéarate de magnésium et ne soit pas surprise de le voir fondre à une forte température ; on ne peut pas travailler à 40° et il est important de remuer la pâte à savon sans s’arrêter jusqu’à obtention de la trace.

      Je n’ai pas mis de vinaigre dans mes savons. Le vinaigre m’a servi de test dans un ramequin avec un peu de lessive de soude additionnée de bleu de méthylène et je n’ai pas versé son contenu à ma pâte à savon ; je voulais juste savoir à quel pH on voyait apparaître la couleur bleue. Quand j’ai fait mon savon le pH était bien entendu trop élevé et le bleu de méthylène est devenu incolore.

      Oui, bien sûr que je me souviens de ton superbe savon d’Alep et tu as bien fait de mettre le lien vers ton blog.

      Oui, je trouve que tu as bien fait de mettre des huiles essentielles pour masquer l’odeur de l’huile de baie de laurier. Excellent choix d’huiles essentielles, car l’odeur de l’huile de baie laurier est tellement tenace, que je trouve qu’il faut miser sur des odeurs qui vont apporter une bonne synergie olfactive.

      Oui, j’aimerais beaucoup que tu testes un savon d’Alep à froid pour nous dire la version que tu préfères.

      Le stéarate de magnésium est en plus du surgraissage, donc je n’ai pas compté son indice de saponification surtout que je ne le connais pas. Mon savon est surgraissé au pourcentage indiqué dans ma recette + le pourcentage de stéarate de magnésium. Pas de risque de se retrouver avec des savons trop mou avec le stéarate de magnésium. Donc, il faut rajouter au pourcentage de surgraissage que j’ai noté dans ma recette, le pourcentage de stéarate de magnésium pour connaître le réel surgraissage de mes savons.

      J’ai remarqué une nette différence entre l’acide stéarique et le stéarate de magnésium dans un savon. Je trouve que l’acide stéarique apporte visuellement de la transparence à un savon et un effet poudré au lavage, alors que le stéarate de magnésium apporte au niveau visuel de la blancheur et de l’opacité à un savon ; d’ailleurs, plus le savon vieilli et plus il devient blanc et dur. Le stéarate de magnésium durcit mes savons, donc attention à la recette choisie, alors que l’acide stéarique non.

      Avec le stéarate de magnésium dans un savon, j’obtiens réellement au lavage un effet deux en un (lavage et crème cosmétique) comme les savons Dove. Par contre, j’ai pu remarquer que l’ajout d’une crème cosmétique à la trace dans un savon se comporte plutôt comme un surgraissage.

  14. Irène dit :

    Merci Colchique pour toutes ces précisions et la différence que tu as remarquée entre l’ajout d’acide stéarique et le stéarate de magnésium, ainsi que des conseils pour la dureté du savon. C’est important d’avoir cela présent à l’esprit.
    Je me réjouis d’utiliser cet ingrédient dans un prochain savon.

  15. Jazz dit :

    Merci pour ta publication très intéressante et tes jolis savons bien tamponnés.
    Bises.

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