Savons durs à la potasse

J’ai réussi à faire des savons durs avec la potasse grâce à mes expériences, dont ci-dessous vous trouverez le premier épisode. Les autres épisodes sont à venir dans mes prochains articles.

https://cosmeticshomemadecolchique.wordpress.com/2012/11/10/savon-noir-dur-du-congo-a-la-potasse-revisite-partie-12/

J’ai réussi à faire des savons durs sans soude (NaOH), grâce à l’ajout de sel (chlorure de sodium) dilué dans l’eau avant l’ajout de la potasse (KOH).

J’ai mis 15 % de sel et je pense que ce dosage ne doit pas être dépassé, au risque d’obtenir un savon trop dur et du sel pas dissout dans son savon.

Je pense qu’en fonction de sa recette et de la dureté du savon désirée, on doit pouvoir jouer entre 10 à 15 % de sel maximum.

J’ai utilisé le sel de Guérande non lavé et non raffiné. Le sel de Guérande a donné une couleur eau sale à mon eau.

Le sel de Guérande est plus grossier et grisâtre que le sel de table fin raffiné qui est blanc ; donc, je conseille d’en tenir compte pour le visuel final de son savon.

Le savon préféré que j’ai offert à une personne souffrant de crises d’eczéma, est un savon au sel. Une autre personne de mon entourage trouve les bains de mer souverains pour calmer ses crises d’eczéma.

Ci-dessous, un  lien concernant le sel de Guérande :

http://www.seldeguerande.fr/index.php

Cette expérience m’a permis de constater que si on peut faire des savons au sel, il vaut mieux éviter de choisir la soude comme alcali et lui préférer la potasse.

La soude donne des savons durs et j’ai remarqué que si on ajoute du sel on obtient des savons trop durs, cassants, qui ont du mal à fondre et qui ne moussent pas.

https://cosmeticshomemadecolchique.wordpress.com/2011/03/15/chlorure-de-sodium-dans-les-savons/

La potasse donne des savons mous et j’ai remarqué que si on ajoute du sel, on obtient des savons durs qui visuellement ressemblent à ceux faits à la soude sans ajout de sel.

J’ai également remarqué, que mes savons dur à la potasse fondent très bien au contact de l’eau et qu’ils me procurent autant de crème et de mousse que si j’avais fait mon savon avec la soude sans ajout de sel.

Recette :

80 % végétaline

20 % beurre de karité

15 % du poids des corps gras en sel de Guérande (dilué dans l’eau de dissolution avant l’ajout de la potasse)

Potasse pour un surgraissage à 20 %

fragrance barbe à papa

pigment néon vert

Mes savons sentent très bon grâce à cette fragrance barbe à papa que j’ai acheté chez Swahily :

http://boutique.mesrecettescosmetiques.com/

La couleur de mes savons aurait été beaucoup plus belle si j’avais utilisé du sel de table raffiné.

L’atteinte du point de trace a été sensiblement plus long qu’avec la soude.

Le démoulage et la découpe de mon bloc de savon à la lyre, ont été faits le lendemain, comme si j’avais fait mes savons à la soude sans sel.

Je trouve ces savons encore plus respectueux de ma peau que si j’avais utilisé la soude sans sel.

Conclusion :

Grâce à la potasse, je suis réconciliée avec le sel dans les savons.

Ci-dessous, la photo de mon premier essai avec la même recette, pour seulement 100 grammes de corps gras. A la place du sel de Guérande, j’ai mis dans ce premier essai, du sel rose du Cachemire en gros grains que je n’ai pas eu la patience de laisser fondre complètement. La prochaine fois que j’utilise ce sel je le fais fondre à chaud la veille.

J’ai coloré ce savon pas parfumé, avec un mélange de pigments néon bleu et violet.

J’ai démoulé ce premier savon dur à la potasse au bout de 3 jours.

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84 commentaires pour Savons durs à la potasse

  1. michele dit :

    Colchique, tu es géniale!
    Je n’en crois pas mes yeux. Sont-ils aussi durs que des savons à la soude? aussi « secs » après la cure?

    J’avais de gros doutes, tu me donnes envie de tester ça. Bravo, bravo, tu es incroyable!

    • Michele, je viens de rectifier mon article, car j’avais oublié de mettre la potasse et mon surgraissage à 20 % ; renseignements que je trouve très importants. 😉

      Merci beaucoup pour ton commentaire.

      Je n’aurais jamais réussi ces savons, sans les recettes à venir sur mon blog grâce à l’achat des deux savons d’Afrique noire.

      Ils sont exactement aussi durs et aussi secs que les savons faits à la soude. On dirait des savons faits avec la soude.

      La seule différence par rapport à un de mes savons à la soude avec une recette assez similaire, c’est que je les trouve encore plus doux pour ma peau.

      Je te conseille vivement de tester.

  2. maité dit :

    ALORS là chapeau….je vais le tenter aussi je crois!
    c’est géant!

  3. evikevik dit :

    Colchique, ceci est tres, tres interessant! Tu fais un superb boulot d’invention. Juste une petite question – comment ton savon survie face a la oxidation? Il semble, que les sels de calcium et magnesium (quise trouvent dans le sel de mer) accellerent oxidation des huiles et de savon (selon K. Dunn et son livre), alors que je ne peux que confirmer cette experience – dans quelques mois mes savons au sel de mer sont pleins des DOS – dreaded orange spots…. :-/ Aurais-tu la meme experience ici?

    Merci pour tout info!

    Evik

    • Evik, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Le sel est un conservateur qu’on utilisait bien avant qu’il soit raffiné, donc avec ses sels de magnésium et de calcium.

      Pour mon premier savon au sel (voir lien dans mon article), je n’ai pas constaté de problème de rancissement sur la durée. Par contre, ce premier savon a fini par prendre une couleur un peu rosée, à mon avis, à cause du fer contenu dans le sel rose du Cachemire.

      Mon second savon fait avec du sel de table raffiné, était tellement dur, que pour moi ce n’ėtait même plus un savon ; bien entendu, aucun rancissement pour cette chose que j’ai du mal à appeler savon.

      A mon avis, les risques de rancissement d’un savon, sont d’avantage liés aux raisons suivantes plutôt qu’à l’ajout de sel :

      – surgraissage mal adapté en fonction de la recette et qui donnerait un savon trop mou,

      – température trop basse qui perturberait la saponification et l’empêcherait de se faire dans de bonnes conditions,

      – taux d’humidité trop élevé.

      Le sel est également employé pour conserver les harengs (poissons gras) en plus du fumage.

      http://www.linternaute.com/science/science-et-nous/pourquoi/06/sel-conserve/sel-conserve.shtml

      Extrait du lien ci-dessous pour mieux conserver une matière grasse :

      L’ajout de sel dans le beurre vient de la nécessité de mieux le conserver.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Beurre

      http://www.softenpoche.com/sep/tt/long_document.html

      Pour ma part, je ne pense pas que les sels de calcium et de magnésium peuvent favoriser le rancissement. Par contre, je pense qu’un sel raffiné qui ne doit pratiquement plus contenir de sels de calcium et de magnésium, devra être utilisé en plus faible quantité, car à mon avis, il risque de donner un savon beaucoup plus dur.

      Pour éviter le rancissement, je me fie plutôt aux caractéristiques iode, INS et dureté associées, afin d’avoir un savon suffisamment dur.

      Apparemment :

      – plus l’iode est bas et plus le savon est mou,
      – plus l’INS est élevé et plus le savon est dur,
      – plus la dureté est faible et plus le savon est mou.

      • evikevik dit :

        Merci Colchique pour ta reponse detailee.

        Mon souci avec oxidation est basé sur deux sources:

        1) Les experiments de K. Dunn – le chimiste qui s’interesse bcp dans la chimie de savon fait avec la methode a froid ou a chaud (autheur de livre Scientific soapmaking).
        J’etais tres surprise de lire les resultats des differents tests au labo qu’il a fait ou il a trouve, que:
        – surprenamment, contre ce qu’on croit (et ce que j’ai cru aussi!!!), le surgraissage n’a aucun un impact sur l’oxidation de savon – il dit que ce n’est pas le niveau de surgraissage qui devrait etre change pour guerir le problem de oxidation
        – la presence des iones des metaux – qui catalysent l’oxidation des huiles (surtout calcium ou cuivre) – et un des points les plus critiques qui accellere l’oxidation des huiles dans le savon – il recommend utiliser l’eau demineralise

        Au moins une chose que j’ai deja connu il a confirmé – il faut – en concordance avec ta suggestion d’un savon dur – minimiser les huiles non-saturés (qui donnent le savon mou), car ce sont eux les plus susceptibles a l’oxidation.

        On peut aussi utiliser les preservatives – selon ses experiences le meilleur est la combinaison l’extrait de romarin et EDTA ou BHT (butylated hydroxytoluene – pas trop nature…) avec sodium citrate.
        Les EDTA et sodium citrate protegent contre les metaux et BHT et citrate de sodium contre l’oxygene.

        2) Ma propre experience avec le sel de mer de guerande – les points oranges horribles se sont developes surtout autur les pieces de sel, en peu de temps.

        La recette etait: 30% huile de coco, 30% huile de palme, 20% huile d’olive, 20% huile de tournesol.

        Je serais tres interessee de voir, comment ton savon survie au cours de temps a l’oxidation, parce que je sais que tout cela est dependent de bcp des conditions.

        Merci!

        Evik

      • Evik, je pense que si on veut un savon qui ne risque pas de s’oxyder du tout, il faut faire un savon 100 % pur.

        Personnellement, un savon 100 % pur ne m’intéresse pas du tout.

        Je pense que le surgraissage et la présence de minéraux donnent un savon moins pur, mais bien plus agréable pour la peau à l’utilisation.

        Je pense que tout est une question d’équilibre au niveau du surgraissage et des minéraux, en fonction de la recette choisie et du résultat qu’on désire obtenir.

        Personnellement, je pense qu’un surgraissage mal adapté peut être responsable de l’oxydation d’un savon.

        Je pense également, que certains sels minéraux peuvent rendre la soude ou la potasse moins active, donc à mon avis augmenter le surgraissage, d’où l’intérêt d’utiliser plutôt de l’eau déminéralisée que de l’eau du robinet.

        Oui, le choix des huiles est important, car comme on peut le constater en utilisant les calculateurs, elles ne demandent pas toutes le même dosage de soude, car certaines ont plus d’insaponifiables que d’autres. Donc, au plus une huile contiendra d’insaponifiables et au plus à mon avis le savon risque l’oxydation car moins pur.

        Personnellement, je pense que les conservateurs et antioxydants ne sont pas indispensables pour un savon dur, sauf si le savon est trop mou et qu’il risque d’être conservé dans de mauvaises conditions.
        A mon avis, les conservateurs pas naturels doivent être plus efficaces que ceux naturels.

        Personnellement, l’extrait de romarin me semble intéressant, uniquement s’il est utilisé une fois la saponification terminée (exemple : savon de refonte, savon à chaud).

        Peux-tu me donner la recette bien détaillée des savons au sel de Guérande que tu as faits ? Il manque dans ta recette le surgraissage, le pourcentage de sel de guérande et à quel moment tu l’as mis.
        Si ton savon figure sur ton blog tu peux également me mettre le lien. 😉

  4. violette dit :

    vraiment tres tres intéressant ton test
    ton surgraissage a 20 % avec de la potasse est surprenant !! je croyais qu’il ne fallait pas dépasser 5/ 6 % de surgraissage ???
    je vais suivre tes essais avec grand intérêt ^-^

  5. venezia1 dit :

    Magnifique! lls sont tout simplement magnifiques. jJe préfère les savons solides aux liquides et c’est pourquoi, la potasse ne me tentait pas. Tu changes soudain mon regard.

    Pour des peaux fragiles, je viens de faire des savons (à la soude dissoute dans de l’eau de mer ) aux sels de la mer morte que j’ai rajoutés après la trace (j’avais déjà fait comme ça une fois avec du sel de l’himalaya). ils sont en cure, j’ai testé néanmions: s’ils sont très doux, ils moussent très peu. Tu penses bien que ta technique m’intéresse au plus haut point!
    merci colchique, pour tes précieuses expériences

  6. Jazz dit :

    Merci beaucoup pour ton article, Colchique, c’est très intéressant !

  7. Raphael dit :

    Je suis épaté merci pour cet article et le partage des tes expériences 🙂

  8. kafee dit :

    Ton expérience est géniale, je vais la tenter très vite, n’étant pas très fan des savons au sel. Bravo 🙂

  9. cristine dit :

    Bravo Colchique! J’ai essayé plusieurs fois de faire des savons durs à la potasse, tant j’aime la douceur des savons à la potasse. J’avais abandonné, le dernier étant redevenu mou et poisseux sous la douche. Je vais tenter très vite. Toutes mes félicitations

    • Cristine, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Je trouve qu’un savon fait avec la potasse, permet un meilleur contact eau/savon au lavage qu’un savon fait avec la soude ; c’est la raison pour laquelle moi aussi je préfère les savons à la potasse.

      C’est l’astuce du sel dans l’eau de dissolution de la potasse, qui m’as permis d’obtenir des savons durs qui restent durs après utilisation.

      Attention au sel employé, car à mon avis, c’est le chlorure de sodium contenu dans le sel qui m’a permis d’obtenir des savons durs. Je pense que si j’avais utilisé du sel raffiné qui contient pratiquement que du chlorure de sodium, j’aurais dû baisser mon dosage.

      Pour faire un savon intéressant pour les peaux à problèmes (exemple : acné, eczéma), je pense qu’il faut choisir un sel brut avec tous ses minéraux.

  10. sealeha dit :

    Alors là je suis sans voix !! Merci beaucoup pour ce test, vraiment !! Et merci beaucoup pour le partage !!

  11. byswanee dit :

    Belle expérimentation.
    La saponification à la potasse de beurre dur ou de beurre mou donne en effet des savons solides, qu’on y ajoute du sel ou pas. le sel en effet optimise la dureté encore plus.
    La saponification à la potasse d’huiles riches en acide gras insaturés donne une pâte de savon ( tel que le savon noir du hammam en 100% olive ).
    Toutefois les savons solides obtenus par l’usage de potasse à partir de beurre, à contrario de ceux obtenus par la soude, se dissolvent plus aisément dans l’eau pour l’obtention d’une version liquide.
    il suffit de les raper pour obtenir une eau moussante à intégrer dans un foamer .
    C’est le même principe dans l’obtention du savon noir africain (african black soap) : la potasse utilisée est fabriqué à la main à partir des cendres de cosse de cacao,écosse d’arbre à Karité, plantain…. On obtient un savon solide ( à base de cacao, karité, palme palmiste coco ) mais qui peut se transformer aisément en savon liquide.
    Peut être aurais tu envie de tester la combinaison des 2 : soude et potasse pour un savon solide. j’aime bien le résultat aussi ;-).

    • Swanee, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Je ne suis pas arrivée à obtenir un savon dur avec ce style de recette, voir mon article du lien ci-dessous :

      https://cosmeticshomemadecolchique.wordpress.com/2012/11/10/savon-noir-dur-du-congo-a-la-potasse-revisite-partie-12/

      Une fois, j’ai acheté un savon africain dur apparemment fait avec la soude (INCI : beurre de karité, beurre de cacao, huile de palmiste) ; ce savon ne moussait pas, fondait très vite et avait asséché ma peau.

      Ma démarche était d’arriver à obtenir un savon dur avec la potasse à la place de la soude pour une recette qui me plaise. J’ai donc voulu utiliser l’alcali de mon choix (potasse), afin d’obtenir un savon dur avec les corps gras et le surgraissage que je désirais mettre pour faire mon savon.

      J’ai déjà testé la potasse associée à la soude :

      https://cosmeticshomemadecolchique.wordpress.com/2011/10/19/savon-creme/

      Pour un savon solide qui me plaise, j’ai peur qu’un mélange potasse/soude me donne un savon insuffisamment dur sans ajout de sel ; donc, si je dois rajouter du sel pour obtenir une dureté satisfaisante, je préfère opter soit pour la soude seule ou soit pour la potasse + sel.

      • byswanee dit :

        Merci pour ta réponse, et encore bravo pour tes expérimentations. Je n’avais pas lu tes autres articles. Mes savons noirs africains sont bel et bien fabriqué à l’ancienne à base de potasse maison ( cendres ). Mais tous ceux que l’on trouve sur le marché ne sont pas des authentiques, et ont des effets peu agréable sur la peau, Pour le savon à base de soude/potasse, suivant les proportions choisie en soude et potasse tu auras soit un savon solide, soit un savon crème ;-),

      • Swanee, quelle merveilleuse découverte ces savons noirs durs africains à la potasse que j’ai acheté ! Rien que la vue de ses savons était déjà merveilleuse.

        Oui, en jouant sur la recette et les proportions soude/potasse on doit pouvoir obtenir un savon solide ou un savon crème. 😉

  12. Caly dit :

    J’adore ! Bravoooo Colchique tes savons sont beaux, et cette méthodes est des plus interessantes 🙂
    J’ai hâte de tester moi qui suis toujours a la recherche de produits ultra doux. Bizzz

  13. Sylvie dit :

    oui, recette à tester et a adaptée bien sur, l’utilisation de la potasse pour des savons dur! Je n’aime pas le sel dans un savon à la soude, j’ai fais plusieurs essais et je trouve asséchant sur la peau les savon fait comme ça, mais là j’aime beaucoup, et je vais surement tester bien vite

  14. timutisa dit :

    Merci beaucoup pour tes expérimentations. Cela m’ouvre de nouveaux horizons et je regarde mon stock de potasse d’un autre oeil alors que je l’avais abandonné dans un placard.

  15. Pastek dit :

    ultra ultra intéressant. Merci d’expérimenter et de partager avec nous! 🙂

  16. dot severine dit :

    mille bravo, demain je tente la recette car je suis amoureuse des savons au sel… avec une fragrance qui trace vite en sapo avec la soude…je te dis quoi…

    • Severine, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Je n’ai aucun problème de trace rapide avec les fragrances, car je les incorpore très progressivement, tout en continuant de remuer avec une maryse ma pâte à savon.

  17. ilhame dit :

    Bonjour colchique ; c’est rare que j’interviens dans les coms de la blogshère, mais votre sujet aborde la technique de la saponification dans toutes sa splendeur digne des professionnels réfléchis. je n’ai pas pu résister.
    On fait des savons depuis bien longtemps avec la lessive des cendres de bois. Celle-ci donne généralement de la potasse (contenant l’hydroxyde de potassium) quand elle est faite dans de bonnes conditions ; càd à l’abri de l’air ou plutôt du CO2 qui facilite la carbonatation et la formation du carbonate de potassium au lieu de l’hydroxyde de potassium. Cette lessive permet de faire du savon mou et pour le rendre dur, on rajoute du sel de table.
    http://www.gutenberg.org/files/21724/21724-h/21724-h.htm (c’est long mais explicite)
    En effet, lors du mélange du sel ( NaCL) et de la potasse, il y a production de la soude qui permet l’obtention d’un savon dur :
    KOH (1 g) + NaCl (1,04 g ) donnent NaOH (0,7 g) + KCl (1,34 g)
    Il y a donc en plus de la formation de la soude, l’obtention du chlorure de potassium : le KCl , un sel utilisé en cuisine en remplacement de NaCl ; le Kcl est aussi un produit homéopathique, pharmaceutique et cosmétique.
    Le chlorure de potassium se trouve dans un grand nombre de produits : gels douche, savon, dentifrice pour dents sensible, contour de l’œil, baumes à lèvres. C’est un adoucissant, cicatrisant des aphtes et anti-œdèmes….
    Mais il ne faut pas dépasser 60% en application externe. En interne, il ne faut pas aller à plus de 1 g/heure (selon les normes européennes).
    http://www.pharmaciengiphar.com/Kalium-muriaticum.html

    Si je reprends votre formule, il y a eu 19,3 de KOH g pour 15 g de NaCl ; cette quantité de sel n’a réagit qu’avec 14, 5 g de la potasse pour donner 10,3 g de soude et pour saponifier 60 % de vos huiles.
    Les 4,82 g de potasse restants ont saponifié 25 g des huiles restantes ce qui fait une double saponification soude/potasse avec un surgraissage de 15 %. Le savon obtenu ne peut que durcir.
    Le choix de vos huiles est intéressant. Riche en acide gras saturés qui sont saponifiés en premier puisqu’ils sont à faible poids moléculaire. A votre surgraissage, tous les acides gras ne sont pas saponifiés ce qui permet d’avoir dans votre savon des mono glycérides d’acide oléique de karité. Les triglycérides sont hétérogènes. On ne trouve pas et que rarement la Laurine (triglycérides C1, C2, C3 d’acides laurique, la stéarine (triglycérides d’acides stérique), l’oléine de l’huile d’olive (triglycérides d’acide oléique) dans une même huile ou beurre végétal.
    Mais plutôt comme exemple du karité : triglycérides d’acide oléique en C1, C2 et d’acide stéarique en C3. Ou bien dans d’autres ordres différents. C1, C2 et C 3 sont les carbones de la glycérine.
    Lors la saponification, la base permet d’hydrolyser les acides gras à petites chaines et puis, selon le surgaissaage les acides gras à longues chaines ;
    Vous avez fait un savon :
    – avec une saponification double
    – vous avez fabriqué de la soude avec du sel et de la potasse ce qui donne un savon dur
    – vous avez calculé le taux de sel pour avoir une saponification à la potasse faible mais suffisante pour avoir un savon doux
    – vous avez fabriqué un sous produit étonnamment bénéfique et doux pour la peau : le KCL
    – un choix d’huile bien réfléchi avec un bon sugraissage pour avoir dans votre savon, en plus de la glycérine, un émulsifiant et non pas un reste d’huile pour plus de douceur et un bon équilibre du film lipidique de la peau.
    Je suis admirative devant votre pertinence, vos recherches et le travail appliqué que vous laissez transparaître à travers votre blog.
    Merci pour ce partage.

    • Bonjour Ilhame, Oh ! la ! la ! merci beaucoup pour ton commentaire que je trouve absolument génial.

      Je suis extrêmement contente de ton intervention fortement riche en informations très précieuses.

      Ton message est un énorme cadeau que tu me fais, car il va me permettre de beaucoup mieux comprendre le pourquoi du comment.

      Les liens que tu m’as mis sont géniaux et je vais me régaler à les lire.

      Merci beaucoup d’exister et je t’embrasse très très fort.

    • laurentbou dit :

      Merci Ilhame,
      J’avais commencé une réponse pour expliquer la chimie de ce mélange mais je n’aurai pas fait mieux. C’est un régal de vous lire !
      Et bravo à Colchique qui a obtenu un savon au sel sans sel et donc beaucoup moins irritant que les autres savons au sel que je déconseille en général.

      • Laurentbou, merci beaucoup pour ton commentaire.

        Je suis très contente de lire que tu avais commencé une réponse pour expliquer la chimie de mon mélange.

        Oui, Ilhame m’a fait un très beau cadeau en commentant ma recette admirablement bien, pour qu’un maximum de personnes puissent comprendre.

        Le commentaire d’Ilhame est très riche en prėcieuses informations et en effet c’est un régal de la lire.

  18. cannella dit :

    Colchique tu m’épates ! Bravo, bravo et encore bravo ! Trop forte ! Je vais tenter aussi car j’aime beaucoup le sel dans les savons.

  19. Raphael dit :

    Re-salut Colchique, dans un de mes articles où je cherchais d’anciennes recettes de savon, je suis tombé sur un passage où l’auteur parle de savons à la soude dans lesquels on rajoute un cinquième de potasse, c’est peut être une piste…

    http://www.ruedusavon.fr/blog/2012/08/sur-les-traces-du-savon-a-froid-3-2/

    Bravo encore pour toutes tes expériences fabuleuses 🙂

    • Re-coucou Raphael, merci beaucoup pour le lien très intéressant. 😉

      Oui, je pense que la potasse rajoutée à la soude est une excellente piste, notamment pour abaisser les caractėristiques d’un savon trop dur.

  20. dot severine dit :

    RE RE je viens de tester ta recette… je t’invite a le voir sur mon blog pour le moment il est un peu suintant… a voir …bisous

  21. dot severine dit :

    le savon se porte beaucoup mieux.. il a bien sécher je le laisse pendant 4 semaines pour plus de sécurité..bisous et merci pour ton com très utile

    • Severine, je te conseille de mettre ton savon à la poubelle, car le dosage de potasse que tu avais inscrit sur ton blog et que tu as ensuite enlevé suite à mon commentaire était mauvais.

      Comme je l’ai précisé dans le commentaire que j’ai laissé sur ton blog, le dosage de potasse ou de soude ne doit jamais figurer dans une recette par mesure de sécurité et il est indispensable de maîtriser au moins deux calculateurs, le deuxième servant à bien vérifier le dosage de potasse ou de soude.

      La potasse et la soude sont des ingrédients dangereux à manipuler avec beaucoup de prudence (voir la rubrique de mon blog mise en garde).

      • dot severine dit :

        je viens de refaire le calcul avec mms et il m’indique pour un surgraissage à 5% bien *** g de potasse, donc là je ne comprend plus rien? (regarde par toi même 105g de coco + 70g de tournesol +175 g d’olive)… là çà m’intrigue

      • Severine, j’ai supprimé dans ton message ton dosage de soude.

        Sur mon blog, par mesure de sécurité, je ne donne aucun renseignement concernant le dosage de soude, car mes recettes sont destinées aux personnes qui maîtrisent les calculateurs.

  22. dot severine dit :

    oui bien sur mais je ne pouvais pas faire autrement que de te prouver mon calcul , je l’ai fait pour que tu puisse le voir et le supprimer par la suite , comme je ne peux communiquer que par cette voie…

    • Severine, je t’ai conseillé de t’inscrire sur le forum Couleur Savon, car il y a des sujets sur les calculateurs.

      Tu pourras poser des questions sur le forum, dans les rubriques concernant les calculateurs après les avoir lues, si tu n’as pas compris.

  23. Quel talent, je n’ai plus qu’une envie essayer de faire un tel savon, et la démonstration d’ilhame, risque de faire faire un pas de géant à notre procédé, non ? en tous cas merci …..
    Sav.yanaelle

    • Yanaëlle, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Oui, Ilhame a expliqué de façon approfondie la chimie de ce savon, alors que pour ma part, ce qui m’a donné l’idée première de faire ces savons, c’est que la soude est faite avec des plantes salées (salicorne) et la potasse avec des plantes sans sel.

  24. michele dit :

    Effectivement la démonstration magistrale d’Ilhame est superbement utile.
    On a tous envie de tenter ça. reste à trouver du temps, du temps 😉

  25. mlk dit :

    Colchique, juste Bravo et merci toujours de partager tes recherches
    fabuleux résulatt et couleurs choisies que j’aime
    Bravo, un de plus dans ce concert de louanges sur ton blog toujours argumenté et ouvert

  26. Missmo dit :

    Je suis scotchée. ça fait un moment que je n’ai pas savonné et je sens que mon prochain savon sera ça. Merci pour tes expériences oh combien enrichissantes et pour le partage. bravo

  27. Marie dit :

    Merci beaucoup de partager cette expérience. Je suis tombée l’autre jour sur votre article alors que je me demandais depuis belle lurette comment il était possible de faire des savons solides à la potasse. J’ai juste une petite question: j’ai lu que la saponification à la potasse devait se faire à chaud. Est-ce aussi le cas pour ce savon ou est-ce une saponification à froid? Merci!

    • Marie, merci beaucoup pour ton commentaire.

      On peut réaliser des savons à la soude ou à la potasse aussi bien à chaud qu’à froid.

      Pour des savons mous à la potasse la méthode à chaud est plus intéressante que la méthode à froid, car elle permet de finaliser rapidement une recette de savon liquide ou crémeux.

      Pour des savons durs à la soude ou à la potasse + sel je préfère travailler à froid, car je peux couler ma pâte à savon à la trace pour qu’elle adhère bien à tous les recoins des moules, chose qui n’est pas possible si je choisis la méthode à chaud qui donne une pâte à savon trop épaisse.

      J’ai fait ces savons durs à la potasse à froid, car l’ajout du sel m’a permis d’avoir une potasse qui se comporte comme la soude.

      • Marie dit :

        Merci encore pour ta recette, tout ton travail d’expérimentation et ces précieuses informations. J’ai essayé ce matin et attends trois jours pour tester au papier PH pour comparer avec mes autres savons (je suis assez curieuse du résultat). En ayant lu les super commentaires ci-dessus, j’ai compris que je ne faisais pas vraiment un savon à la potasse, mais un savon avec de la potasse et qu’une partie, mélangée au sel, se transforme en soude. J’ai utilisé, au lieu de la végétaline, un produit vendu en supermarché vendu sous la désignation « graisse de coco » que j’ai l’habitude d’utiliser en savonnerie. Sinon, j’ai suivi la recette en utilisant le minimum d’eau recommandé par les calculateurs. Ne sachant pas vraiment comment la trace allait venir, je n’ai pas fait de marbrage, mais cela aurait été possible. J’y ai ajouté des fleurs séchées et broyées de souci et de l’HE de bois de rose. C’est un très joli savon légèrement translucide. Il y a eu un gel complet et rapide et le savon était déjà prêt à démouler après 6 heures. Je me dis donc que je pourrai essayer la prochaine fois avec 10% du poids des huiles en sel (sauf que je n’utilise pas mes savons au même rythme que je les fais!). Merci encore pour partager ces passionnantes informations!

      • Marie, merci beaucoup pour ton commentaire et ton retour d’expérience.

        Pour prendre le pH de tes savons, je te conseille d’attendre la fin de la cure.

        Oui, ta graisse de coco c’est très bien à la place de ma végétaline qui est 100 % coco.

  28. Bretéché dit :

    Bonjour,
    Que pensez-vous de la possibilité de faire un savon à la soude + chlorure de potasse ?
    Je crois que c’est utilisé en cosmétique… mais pour faire des savons durs avec une certaine souplesse, et qui laissent une peau douce et satinée, est-ce que ça conviendrait?
    Quelqu’un a t’il déjà testé?
    Ce serait sans doute plus économique que de la potasse avec du chlorure de sodium, non?

  29. Marie dit :

    Merci encore pour partager avec nous le résultat de tes expérimentations. J’ai fait les savons selon ta recette il y a un mois et demi et j’ai enfin pu les utiliser. Je dois dire que c’est le meilleur savon que j’aie jamais fait, et peut-être même utilisé. La mousse est crèmeuse et ma peau d’habitude très sèche est bien hydratée. J’ai testé le Ph au papier et il est bien de sept. C’est le plus bas auquel je suis arrivée. Je viens d’en refaire un moule et je suis cette fois descendue à 10 % de poids des huiles de sel. Le savon est devenu solide et n’a pas eu de problème. Merci!

    • Marie, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Oui, moi aussi je trouve que c’est le meilleur savon que j’ai fait et je l’apprécie tellement que je vais en refaire. 😉

      Les savons ont obligatoirement un pH basique, donc je pense qu’il vaut mieux ne pas te fier à ta mesure de pH.

  30. mikamika dit :

    Slt merci pour ce tuto très bien fait et qui me plait bien pour continuer sur la potasse mais en dur.
    Par contre j’ai entendu parler d’un methode dite « à froid pour la potasse » par Thomaelle (http://secretsdefee.canalblog.com/archives/2006/11/11/3034214.html) ainsi que certaines vidéos espagnoles sur YouTube (lien supprimé) ce qui me plairai bien car je n’ai pas envie de trop chauffer mes huiles ou de passer des heures devant mes plaques et bain marie ; et en regardant des vidéos sur YouTube j’ai vu encore plus bluffant une réaction phase gel ultra rapide (lien supprimé et lien supprimé) à base de glycérine en liquide de dilution.
    Pourrai tu me donner ton avis sur ces infos et me dire si cela est compatible avec ta méthode pour savon durs à la potasse. Et si oui me préciser si c pas dangereux de chauffer glycérine et sel en liquide de dilution de la potasse?
    Merci par avance
    Mika

    • Bonjour Mikamika,

      J’ai supprimé les liens des vidéos de ton message, car personnellement je ne les trouve pas respectueuses de la sécurité, voire dangereuses quand on fait des savons. Par contre le lien vers le blog de Thomalle je le trouve très bien.

      Attention ! Les vidéos ne montrent pas toute la durée du processus de saponification, ce qui te laisse croire que tout paraît simple et aussi que la réaction phase gel est ultra rapide.

      Oui, c’est dangereux de chauffer la potasse avec la glycérine, car il y a des gros risques de projections et de débordement du mélange, à cause de la potasse qui peut monter en température très rapidement et provoquer également une forte émanation de gaz toxique.

      Attention ! Il est très important de bien tout maîtriser si on ne veut pas être victime d’accidents graves quand on fait des savons.

      Ci-dessous, je te mets des lien de foras concernant les savons. Le second lien est très riche en informations concernant les savons à la potasse et quelques sujets abordent le thème de la glycérine avec la potasse :

      http://couleursavon.forumgratuit.org/

      http://cephee-naturelles.bbactif.com/

      Concernant mon savon, c’est le sel et tout le procédé que j’explique en détail dans mon article qui m’a permis d’avoir un savon dur avec la potasse.

      Le sel se dilue dans l’eau uniquement.

  31. Steph dit :

    Salut Colchique ! J’espère que tu vas bien ! Je tombe par hasard sur ton article et je suis scotchée! Wahouh ! Quel culot de faire un savon dur avec de la potasse uniquement !! Et ça marche !! Ton article est vraiment très intéressant ! Merci beaucoup de partager ce test très réussi ! à bientôt !

  32. Briscard dit :

    Bonjour Colchique !
    Je suis votre blog depuis quelques semaines avec beaucoup de plaisir ; et j’ai essayé votre recette avec sel pour durcir le savon à la potasse avec un petit plus : de la cire d’abeille (4% avec les huiles) et 10% de sel.
    Je trouve qu’avec la potasse, la trace est hyper rapide ! Dès qu’on met la solution de potasse cela s’épaissit très rapidement et en mélangeant avec des ajouts, on arrive très vite à un résultat hyper pâteux. J’ai l’impression presque de faire des cookies 😀
    Avez-vous eu un résultat plutôt liquide ou pâteux avant de mettre dans les moules ? Ca change complètement de la soude !
    Je me demande aussi si ce n’est pas aussi dû à la quantité d’eau.
    J’utilise Soapcalc et sachant que le savon à la potasse est un savon mou j’ai volontairement réduit la quantité d’eau à un ratio très bas : 1.2 :1.
    Résultat : un savon dur, un peu friable (dû à la cire…mais c’était pour tester la complémentarité sel+cire), moussant, mais une mousse bulleuse pas trop crémeuse…
    Comme dans cette recette il n’y a pas la proportion d’eau, je suis curieux de savoir sur quelle base vous avez fait votre savon.

    Et bravo encore pour toutes ces recettes !!

    • Bonjour Briscard et merci beaucoup pour l’intérêt porté à mon blog. 😉

      Oui, je ne mets jamais les quantités d’eau et de soude ou potasse dans mes recettes par mesure de sécurité, car ces quantités sont données par les calculateurs qu’il est indispensable de maîtriser avant de faire du savon.

      Grâce au sel dans ma recette, j’ai vraiment eu l’impression au moment de sa fabrication, de faire un savon à la soude.

      Personnellement, je n’ai pas trouvé que la trace avec le sel a été plus rapide que si j’avais utilisé la soude sans ajout de sel.

      J’ai coulé mon savon à la trace ni trop fine ni trop épaisse ; ma pâte avait un peu la consistance d’une crème pâtissière légère.

      Plusieurs raisons peuvent provoquer un épaississement de la pâte trop rapide et donc un savon qui ne devrait surtout pas être utilisé, car très fort risque de savon caustique.

      Un pourcentage d’eau trop faible, risque de ne pas bien dissoudre le sel et la potasse.

      Un pourcentage d’eau trop faible, risque de ne pas permettre une bonne homogénéisation de la pâte à savon, donc, il est très important de ne pas réduire la quantité d’eau donnée par les calculateurs.

      Il est également très important de faire son savon à une température suffisamment élevée, pour éviter que des corps gras comme les beurres ou la cire figent. Si les corps gras solides ne sont pas maintenus à une température suffisamment haute pour rester liquides, le mélange des ingrédients ne peut pas se faire correctement.

      L’ajout tout d’un coup de la fragrance à la trace peut également provoquer un figeage de la pâte. J’ajoute la fragrance petit à petit en remuant entre chaque ajout.

      Personnellement, je pense qu’un savon dont le mélange a été problématique, est un savon qu’il vaut mieux ne pas utiliser.

  33. Briscard dit :

    Rebonjour Colchique,

    Merci pour ces indications, effectivement il y a plusieurs facteurs qui ont certainement joué dans mon cas, je vais améliorer ma pratique et suivre vos conseils.
    Pour ce qui est de l’eau et de son ratio, j’avais lu un article très intéressant à cet égard : http://cavemanchemistry.com/WaterDiscount-Dunn.pdf

    Bien à vous !
    Brice

  34. YokoMarine dit :

    Bonjour Colchique,

    J’ai suivi tes indications pour faire un savon dur à la potasse et au sel. J’ai utilisé du sel de mer gris et 16% de surgras:
    HV Coco 150g
    HV Olive 300g
    HV Tournesol 60g
    HV Germe de blé 30g (mis à la trace)
    Karité 90g
    Ce savon était très bien après les 3 semaines de cure, mais encore mieux après 2 mois (plus dur, plus sec, il fondait moins vite). Il est vraiment super pour la peau!
    Merci pour cette technique, j’adore!!

    • Bonsoir YokoMarine,

      Merci beaucoup pour ton retour d’expérience. 😉

      Oui, pour tous les savons, plus on attend avant de les utiliser et meilleurs ils sont. C’est un peu comme le bon vin. 😉

  35. Balligand Milene dit :

    Bonjour ! Merci beaucoup pour cette recette !

    Je souhaite réaliser une recette similaire en utilisant non pas de la potasse solide, mais de la potasse à partir de cendres de bois. Malgré de nombreuses recherches je ne sais toujours pas comment je pourrais connaitre la concentration en potasse de mon extrait de cendres (après macération + filtration + réduction à feu doux), et donc comment je pourrais doser correctement la proportion d’huiles et d’alcali. Aucun calculateur ne propose cette fonction, ils proposent tous l’usage de soude ou de potasse solide. Avez vous une idée qui pourrait m’éclairer ? Avez vous déjà réalisée des savons durs à base de potasse et sel, en extrayant la potasse de cendres de bois ?
    Merci d’avance pour votre aide, et bonne saponification ! 🙂

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