Différences entre les huiles végétales et les huiles estérifiées dans les cosmétiques

Mon article n’a pas pour but d’éliminer totalement les huiles estérifiées dans les cosmétiques, mais de veiller à ne pas leur donner plus d’importance que les huiles végétales de première pression à froid.

A mon avis, c’est surtout le pourcentage d’huiles végétales plus ou moins élevé qui fera qu’une crème conviendra d’avantage à un type de peau plutôt qu’à une autre, donc, je ne pense pas qu’il faille donner la meilleure part aux huiles estérifiées au détriment des huiles végétales de première pression à froid même si on a la peau grasse.

Personnellement, je trouve que le rôle des huiles végétales de première pression à froid est essentiel dans une préparation cosmétique. J’attache beaucoup plus d’importance à l’inscription première pression à froid qu’à l’inscription bio sur les bouteilles des huiles végétales.

 

Sources : la vérité sur les cosmétiques, ConsoGlobe, JL John Libbey Eurotext (les lipides en cosmétologie)

 

Si vous remplaciez dans votre cuisine une huile d’olive de qualité par une huile d’origine naturelle obtenue à partir d’une réaction avec d’autres composants, est ce que vous seriez d’avis que cette huile contient les mêmes valeurs nutritives que l’huile d’olive pure ? La réponse est sans doute non et cela à juste titre.

Si l’on applique cet exemple aux cosmétique bio, cela nous amènerait à la question suivante ; est ce que les huiles estérifiées, qui sont de plus en plus employées en cosmétique bio, sont tout aussi bien, voire efficaces, que les véritables huiles végétales ?

 

A quel point les huiles contenues dans un produit sont-elles naturelles  ?

 

Comme le montrent beaucoup de produits, les huiles estérifiées ont été promues par un certain nombre de fabricants, au rang de matière première principale et cela au détriment d’authentiques huiles végétales.

On reconnaît les huiles estérifiées aux termes INCI, comme par exemple :

• Caprylic Capric Triglyceride
• Coco Caprylate Caprate
• Oleyl Erucate
• Oleyl Linoleate
• Decyl Oleate

Appartiennent aussi à ce groupe des composés d’une structure chimique légèrement différente comme par exemple l’éther.

Termes INCI :

• Dicaprylyl Ether
• Octyldodecanol

 

Quels sont les arguments contre les huiles estérifiées  ?

 

Les huiles estérifiées sont d’une manière ou d’une autre d’origine naturelle, mais diffèrent fondamentalement des huiles végétales purement naturelles, en ce sens qu’elles résultent de la chimie des acides gras.

Les huiles végétales sont le point de départ de ces huiles estérifiées appartenant au groupe des triglycérides, ce qui signifie que trois acides gras sont liés à une unité de glycérol (glycérine). Le glycérol est un polyol, un alcool triple auquel trois acides gras peuvent se lier.

Par conséquent, les huiles végétales peuvent être dédoublées (en glycérol et en acides gras). Une telle séparation est obtenue à l’aide d’une lessive caustique comme l’hydroxyde de potassium ou l’hydroxyde de sodium. Une fois dédoublées, le glycérol et les acides gras entrent immédiatement en réaction avec la lessive pour former les sels sodiques ou potassiques des acides gras correspondants. C’est ainsi qu’on obtient les savons, selon un processus de base appelé la saponification.

Les huiles estérifiées sont elles aussi, le résultat du dédoublement d’une huile végétale. C’est-à-dire qu’on utilise les différents acides gras que l’on combine avec du glycérol ou d’autres alcools, pour obtenir de nouvelles liaisons ayant des propriétés différentes.
Les huiles estérifées sont le produit d’une réaction entre des acides gras (des acides fermes et cireux à chaînes plus longues, comme par exemple l’acide stéarique, l’acide oléique, l’acide palmitique etc.) et des alcools (des alcools gras ou des polyols comme le glycérol).

 

Quels sont les arguments en faveur des véritables huiles végétales ?

 

Les huiles végétales sont un pilier des cosmétiques naturels. Chaque vraie huile végétale constitue en soi un mélange d’agents actifs complexe et spécifique.

D’autre part, si les huiles estérifiées sont naturelles, ce ne sont pas pour autant d’authentiques « produits de la nature ».

Pourquoi les consommateurs qui accordent de l’importance à une huile de table de toute première qualité mettent-ils le prix et choisissent-ils une huile d’olive vierge ? Parce que seule une huile véritable peut agir sur la santé. De même, pour bénéficier de toutes les vertus d’une pomme, il faut croquer la pomme entière. Un fruit décomposé et associé à d’autres ingrédients ne serait plus la pomme d’origine. Il en va de même des huiles estérifiées.

Les huiles estérifiées sont moins « riches » que les véritables huiles végétales. Les huiles estérifiées sont considérablement plus pauvres que les véritables huiles végétales ; il leur manque des éléments importants et elles n’offrent pas la combinaison de matières actives contenue dans les véritables huiles végétales employées dans leur intégralité.

Les partisans des huiles estérifiées avancent que pour les crèmes, elles seules permettent d’obtenir une consistance laissant sur la peau une sensation très proche de celle que procurent les produits conventionnels et ils arguent que certains consommateurs se plaignent des crèmes contenant la proportion habituelle de véritables huiles végétales, parce qu’elles sont moins douces, crémeuses ou légères.

Avec des huiles estérifiées, on peut effectivement obtenir une sensation de soin pour la peau que l’on obtient habituellement qu’avec des huiles de silicones.

Toutefois, ce que le produit gagne en texture, il le perd en terme de principes actifs.

Ces huiles végétales remplacent petit à petit les huiles végétales authentiques en tant quematière première dans la fabrication de cosmétiques car moins coûteuses.

Les huiles estérifiées se différencient nettement sur le plan qualitatif des véritables huiles végétales. Elles ont perdu en grande partie la richesse d’effets des véritables huiles végétales.

 

Qu’est-ce qui différencie les véritables huiles végétales des huiles estérifiées ?

 

• Le cocktail de principes actifs précieux présents dans les véritables huiles végétales est composé de vitamines, d’acides gras poly-insaturés et de substances végétales secondaires comme les flavonoïdes et les phytostérols, qui ont une action revitalisante et régénérante).

• Chaque huile végétale est un riche cocktail de principes actifs aux propriétés uniques.

• Le seul point commun entre une huile estérifiée et une huile végétale complète comme l’huile d’olive ou d’amande douce est le mot huile. Les huiles estérifiées sont une création de laboratoire. Leur fabrication commence par la dissociation d’une huile végétale. Les acides gras dissociés sont alors associés à de la glycérine ou à d’autres alcools.

• La quasi-totalité de la richesse d’action des véritables huiles végétales est perdue dans les huiles estérifiées. Il s’agit essentiellement des substances végétales secondaires qui contribuent largement à la protection et à la régénération de la peau.

 

Pourquoi les huiles estérifiées ont un tel succès ?

 

Ces huiles bénéficient d’un certain « effet silicone » ; ce qui signifie qu’elles sont faciles à étaler et donnent une impression de douceur à la peau.

La qualité naturelle des crèmes dépend de la volonté et de la compétence du fabricant. Une sensation agréable sur la peau peut également être obtenue avec des véritables huiles végétales ; cependant, c’est plus difficile et demande un certain niveau de recherche et de développement.

 

La carence en acides gras essentiels a pour conséquences :

 

– la tendance à l’infection cutanée,

– la perte de cheveux,

– les démangeaisons,

– l’érythème avec écailles,

– l’accroissement de la perte en eau par voie transépidermique.

 

ICI, plus d’informations.

 

A propos cosmeticshomemadecolchique

Passionnée des cosmétiques et des savons faits maison.
Cet article a été publié dans Focus. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

31 commentaires pour Différences entre les huiles végétales et les huiles estérifiées dans les cosmétiques

  1. Viviane dit :

    Oui, oui, oui, tout à fait d’accord avec toi! Si j’ai commencé à faire moi-même mes crèmes, c’est pour y mettre de bons produits naturels, pas les mêmes choses qu’une crème du commerce. Un peu d’huile estérifiée pour le toucher, bien sur, mais surtout de bonnes huiles naturelles!

  2. oizelle dit :

    Bonjour, je n’aime pas tellement les huiles estérifiée, je les reconnais quand il y en a dans une crème…par contre j’utilise des huiles « pleines » et en ce moment je me sers de la bonne huile d’olive de première pression à froid achetée en magasin bio; j’en mets partout… ce qui me fait le plus plaisir, c’est quand on me dit que mes petites crèmes sont TOP ! j’attache de l’importance aux matières premières; je privilégie le NATUREL, c’est pour cela qu je fait mes cosmétiques….
    Bonne journée à tous.

  3. elle dit :

    Une très bonne et intéressante réflexion !
    Je fais la plus part de mes crèmes & baumes, pour ce faire je ne prends essentiellement que des Hv en 1ere pression à froid (comme toi « bio » vient en second dans mon choix).
    je ne m’était jamais penché sur le problème , je te remercie d’avoir éclairé ma lanterne Colchique, je penserai a mieux regarder l’INCI des produits que j’achète encore😉

  4. ilhame dit :

    un plaisr de lire votre article. je n’aurais pas fait mieux. tout est dit.

  5. Marie-Neige dit :

    Merci pour ces précisions. Rien ne remplace une bonne huile vierge et bio. J’utilise l’HV d’olive en grande quantité, jusqu’à 40l/an. : Pour la cuisine, macérats, savons. Les olives sont cueillies puis portées à la coopérative où l’huile est tirée et directement mise en bidons. Elle n’a pas le label bio mais c’est tout comme. Bisous.

    • Marie-Neige, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Ton huile d’olive c’est le top.😉

      Je te souhaite une très bonne année.

      Bisous

      • Marie-Neige dit :

        Merci, je te souhaite à mon tour une très belle année productive.
        Mon Ami va partir dans quelques jours faire sa récolte. Je lui ai demandé de me ramener des olives afin que je puisse les assaisonner. Je ne sais si cela sera possible car elles sont sans doute trop mûres maintenant. Bisous.

  6. Yulaan dit :

    Je vais plus ou moins reprendre ce que je disais sur les Céphées:
    http://cephee-naturelles.bbactif.com/

    Il est très dommage qu’il n’y ait pas de partie intitulée « Quels sont les arguments en faveur des huiles estérifiées? » ou plutôt « des esters huileux » car je ne suis pas non plus d’accord pour dire que les esters huileux sont des « huiles ». Comme tu le soulignes, ils n’en ont absolument pas la complexité de composition et en cela je trouve que le terme « huile » ne leur convient absolument pas.

    Les esters huileux sont des esters d’acides gras saturés et en cela leur finalité et leur utilisation est totalement différente. Je trouve vraiment dommage qu’on les diabolise à ce point en les comparant systématiquement aux huiles végétales. On l’a déjà dit, ce ne sont pas du tout des compositions similaires, alors arrêtons de les comparer.

    Et en ce que leur composition est différente, on ne peut bien sûr pas en attendre la même chose. Les esters huileux apportent vraiment une lubrification et une émollience sèche sur la durée, un confort non gras qu’il est impossible avec les huiles végétales par ce que justement celles-ci pénètrent davantage la peau. Le fait que ça soit des esters d’acides gras saturés fait qu’il ne faut rien attendre d’autre que ce qu’ils sont : des gras saturés. Il ne viendrait jamais à l’idée de personne de comparer une huile végétale à un alcool gras saturés comme l’alcool cétylique je pense.

    Je vais quand même comparer les esters huileux aux huiles végétales et écrire la partie « Quels sont les arguments en faveur des esters huileux? ».
    Il faut attendre trois choses des esters huileux, en dehors des apports en terme de texture qui sont absolument manifestes:
    – qu’il favorisent la pénétration des actifs qu’ils accompagnent dans une crème, ce qu’on ne peut absolument pas attendre des huiles végétales,
    – qu’ils lubrifient la peau sur la durée (il est bien dommage de ne pas pouvoir mettre des choses en gras dans les commentaires). Ils apportent un lubrification sèche et « non grasse » qui filme la peau sur la journée et lui permet de rester souple et protégée. Pour une peau grasse, ça signifie une sensation de confort sans que les glandes sébacées interviennent, tout en allégeant la sensation de peau grasse. Pour une peau mixte et sèche, ça signifie également que les zones sèches ne tiraillent pas au bout de quelques heures. Le tout sans avoir à surcharger en « vrais gras ». C’est tout ce que le terme « émollience » renferme: douceur, souplesse, lubrification, protection, « peau fraiche », « pulpée » comme dirait Mlk, etc.
    – qu’ils majorent l’hydratation. Cette caractéristique découle de la précédente car, en étant filmogènes, ils participent à freiner les pertes hydriques.
    Bref, c’est tout ce qu’on peut attendre des gras saturés, les inconvénients en moins, la texture en plus.

    Les peaux grasses et mixtes ne peuvent pas considérer que les esters huileux sont moins bien que les véritables huiles.
    Au contraire, elles ont besoin de produits purifiés, ce qui n’est absolument pas contradictoire avec un peu d’huile végétale complète d’ailleurs. Une fois encore, je ne vois pas pourquoi opposer huiles végétales et esters huileux quand je vois surtout une complémentarité.

    Une peau grasse ou mixte, qui plus si elle est sujette aux comédons, points noirs et boutons, n’a pas tant besoin que ça d’huile végétale complète que d’être normalisée, suffisamment lubrifiée pour rester confortable et protégée au long de la journée, et suffisamment hydratée pour se normaliser (ce qui sous entend aussi une certaine filmogénéité pour une meilleure efficacité des humectants).

    Bien entendu, les esters huileux s’utilisent avec doigté et connaissance de cause pour ne pas tuer l’émollience d’une crème (j’adore cette expression de Michèle) et aboutir à un soin complètement inepte, dénué d’effet traitant justement hormis celui de l’hydratation. Et encore, il faut aussi des huiles végétales pour traiter une déshydratation profonde de la peau (notez l’emploi du « aussi » dans ma phrase ^_^).

    Et je ne vois pas non plus pourquoi on diaboliserait ces esters-là plutôt que d’autres. Après tout, les émulsifiants (par exemple) aussi sont des esters et on ne s’amuse pas non plus à les comparer aux huiles végétales. Arrêtons de tout mélanger pour servir un discours qui, bien que non dénué d’un certain fond de vérité, n’en reste pas moins un discours markéting servi par les marques de cosmétiques bio.

  7. Yulaan dit :

    J’ajoute également que je ne mettrais pas le coco fractionné dans les esters huileux car son comportement et son utilisation sont ceux d’une huile plutôt que d’un ester huileux.

  8. Yulaan dit :

    En fait, je crois que c’est surtout un problème de terminologie.
    « Huile estérifiée » ne convient pas car ce n’est une huile qui est estérifiée mais seulement un acide gras saturé.
    « Ester d’acide gras saturé » est trop généraliste car ça englobe aussi d’autres esters comme les émulsifiants.
    « Ester huileux » est convient presque car « huileux » fait seulement référence à l’état de l’ester.
    Mais je crois qu’il faudrait plutôt les appeler « émollients techniques », car c’est vraiment leur fonction première.

    Colchique, je te prie de m’excuser pour la multiplication des commentaires. J’ai chaque fois publier trop vite… Pardon😉

    Bises🙂

    • Yulaan, merci beaucoup pour tes commentaires.

      Oh ! la ! la ! Mon article t’a inspiré et donné envie de laisser un très long commentaire.😉

      Je ne diabolise pas du tout les huiles estérifiées et je ne suis pas une partisane du bio ; d’ailleurs, je pense qu’on peut s’en rendre compte en lisant mon blog.

      J’ai modifié ton lien vers le forum les Céphée Natur’elles, car ce forum est passé il y a quelques mois en privé et ne peut être lu que par les personnes inscrites.

      Mon article est consacré aux ingrédients que je trouve les plus bénéfiques dans la phase huileuse d’une préparation : les huiles végétales de première pression à froid, qui j’estime ne sont pas à être remplacées par des huiles estérifiées. Bien entendu, la phase huileuse d’une préparation comporte également d’autres ingrédients intéressants avec d’autres propriétés, comme par exemple les huiles estérifiées.

      Bisous

  9. cristine dit :

    Je suis heureuse de lire ton article Colchique, c’est une idée que je partage depuis très longtemps, les ingrédients les plus simples sont les meilleurs. Merci pour ton analyse, toujours très complète. Je relaie le lien sur ma page!

  10. Irène dit :

    Merci pour cet article très intéressant. J’utilise régulièrement de la coco fractionnée car c’est avec elle que je fais un certain nombre de macérâts. Pour des raisons évidentes de résistance à la chaleur en particulier. Mais cela représente une part différente de l’apport des huiles végétales qui sont des trésors.

  11. venezia1 dit :

    Bonsoir Colchique,

    merci pour cet article bien informé, comme d’habitude.

    je me permets néanmoins quelques remarques;

    Les huiles végétales sont effectivement un trésor à chérir, mais pas n’importe comment. Certaines huiles, fussent-elles merveilleuses, sont à utiliser avec parcimonie en raison de leur puissance (je pense par ex à la rose musquée, pour ne citer qu’elle) .
    -qu’elles soient de première pression à froid est réellement un plus, mais à la condition expresse qu’elles ne soient pas oxydées ni trop facilement oxydables, le remède étant alors pire que le mail. par ailleurs pour le rendu des savons, une huile raffinée donne souvent un meilleur résultat.
    Par ailleurs, selon tout ce qu’ai pu lire (et j’ai beaucoup cherché et lu), une huile raffinée conserve ses acides gras. Je ne fais pas particulièrement son éloge c’est juste une nuance.

    l’efficacité de l’application d’un cosmétique sur la peau implique -j’en suis de plus en plus convaincue- la prise en compte de ses effets sensoriels. Or les « esters huileux » (qu’on peut utiliser avec grande parcimonie) apportent un plus indéniable; Pour avoir démarré mes popottes cosmétiques à une époque où on ne trouvait pas beaucoup d’ingrédients à mettre dans ses béchers, j’en suis d’autant plus persuadée. C’est le petit plus qui fait la différence, même si certaines huiles végétales font des merveilles toutes seules.

    Il faut aussi souligner qu’il y a différents grades dans les huiles végétales (non estérifiées) , dont des grades cosmétiques qui donnent un toucher plus fin.

    Bref, Dieu est dans les détails.

    Bises

    • Venezia, merci beaucoup pour ton commentaire.

      Oui, bien entendu, les huiles végétales de première pression à froid sont des huiles qui n’ont pas la même durée de conservation et également qui ne supportent pas la même chauffe que les huiles estérifiées.

      En fait, je pense que les huiles végétales de première pression à froid sont des ingrédients vivants, donc périssables et que les esters huileux sont des ingrédients qui n’ont plus rien de périssable.

      Je partage ton avis pour les savons, dont le résultat me satisfait d’avantage avec des huiles raffinées, contrairement aux cosmétiques.

      Oui, on est d’accord au sujet de l’utilité des huiles estérifiées dans les cosmétiques, mais pour ma part à un dosage minime et pas systématiquement, car j’ai pu remarquer que certains émulsifiants à eux seuls, m’apportent la même chose que les huiles estérifiées.

      Bisous

  12. sealeha dit :

    Merci pour ton article !! Il ne me viendrait pas du tout à l’idée de remplacer mes précieuses huiles végétales par des esters. Je prends toujours soin (dans les crèmes visage en particulier) d’équilibrer les omégas en fonction de ce que je souhaite comme action. Par contre, comme Yulaan, j’utilise (et de plus en plus) les esters, en complément des huiles végétales, pour améliorer le toucher de la crème🙂

  13. michele dit :

    C’est marrant, je n’aurais pas comparé les esters huileux aux huiles végétales mais aux dérivés siliconés. Là il y a effectivement une opposition possible à mon avis..

    Ce qui devrait permettre aux personnes non initiées de faire la différence entre une gamme de cosmétique naturelle amenée à utiliser ces esters et une gamme conventionnelle qui utilise les siliconés s’est avéré :
    – un argument marketing redoutable
    – une pub déguisée pour certaines marques naturelles par rapport à d’autres tout aussi naturelles.
    Ce monde là n’est pas plus moral que le monde cosmétique conventionnel 😉

    Le BDIH, label exigeant s’il en est accepte même que ces esters constituent au maximum 50% de la phase huileuse d’une émulsion.
    C’est plus ou moins ce que l’on fait en cosmétique maison (près de 10% de la formule totale), sauf exceptions (sérums huileux entre autres).

    Et Rita semble pourtant « très » BDIH, il faut lire entre les lignes 😉
    http://www.laveritesurlescosmetiques.com/themen_008_fr.php

    Si la recherche et le développement sont plus compliqués avec des HV pures, cela revient plus cher, cela favorise les personnes qui ont les moyens et le goût d’acheter des cosmétiques naturels plus onéreux ou les militants qui souvent en ont les moyens aussi.

    Les marques de distributeurs font des profits colossaux évidemment sur des lignes naturelles et bio contenant le minimum pour être labellisées.
    Et alors? Cela permet au commun des mortels d’acheter en conscience des cosmétiques meilleurs pour leur santé et l’environnement même avec plein d’huiles estérifiées parce que c’est moins cher.
    On ne peut pas leur demander d’utiliser des HV pures, tout le monde a droit à sa part de rêve même futile.

    Et tout le monde a le droit de ne pas aimer les HV pures mais vouloir des cosmétiques légers et évanescents mais le plus naturel possible. Notre organisme aussi ne fait-il pas de la chimie avec les acides gras que l’on ingère ou pose sur la peau😉

    En ce qui concerne les personnes qui fabriquent leurs cosmétiques, il est possible de mettre des extraits riches en vitamines ou autres comme les CO2, les macérats etc. qui peuvent compenser la carence supposée des esters huileux.
    A mon avis ce n’est pas redondant avec un cosmétique uniquement fait avec des HV complètes sans actifs. C’est différent.

    Pour moi une huile estérifiée c’est un « plus » et non un « autre ».

    Certaines personnes apprêtées ne mettent pas de boucles d’oreilles, certaines autres en mettent une paire, d’autres dont je suis en mettent 2 ^_^.
    Et certains jours je n’en mets pas du tout ou une seule.
    Tout ce petit monde est tout aussi joli, tout aussi naturel, juste différent.

    C’est avoir le choix qui compte.
    Ton message va ouvrir des avis pour et contre, c’est stimulant de ne pas être figé sur une position mais savoir respecter celle d’autrui, c’est plus difficile.
    Merci Colchique!

  14. vert citron dit :

    un joli article complet! merci pour ces éclaircissements!

  15. Elfe des bois dit :

    Voilà un article très intéressant qui a répondu à certaines de mes questions, j’utilise en général des HV que j’achète bio mais surtout de 1ère pression à froid (la marque E. Noël revient régulièrement) mais j’essaye dans la mesure du possible et de mes connaissances (et du temps) de faire mes propres ingrédients maison, virus transmis par Cristine, entre autre et par Célimène, Je ne vous remercie pas toutes les deux car à cause de vous je tambouille encore plus et je suis encore plus vigilante et exigeante (si c’est possible) 😉
    C’est vrai que j’aime bien aussi essayer et découvrir de nouveaux ingrédients (éternelle curiosité d’elfe) en tenant compte de mes attentes de mon type de peau etc …
    Par contre, l’intérêt pour ces esters huileux vient de naître, en effet une peau mixte ne permet pas toutes les HV sauf peut-être dans un soin de nuit mais le côté sensible et réactif lui apprécie souvent des HV que le mixte n’aime pas trop, bref un peu casse-tête pour les formulations mais comme il suffit de doser et de bien choisir au départ. Je pense qu’à partir de maintenant je vais mettre un peu des ces « esters huileux » dans certains de mes soins. maintenant que je comprends mieux leur interaction.avec les autres ingrédients.

    Merci à toi et aux autres intervenant(e)s pour leurs précisions.

  16. • La quasi-totalité de la richesse d’action des véritables huiles végétales est perdue dans les huiles estérifiées. Il s’agit essentiellement des substances végétales secondaires qui contribuent largement à la protection et à la régénération de la peau.

Les commentaires sont fermés.